A Toulouse, les taxis à nouveau mobilisés

© REMY GABALDA / AFP
  • Copié
avec AFP , modifié à
Pour la deuxième journée consécutive, les taxis sont mobilisés à Toulouse pour protester contre la concurrence des VTC.

Plusieurs dizaines de taxis perturbaient mardi matin l'accès à la zone aéroportuaire de Toulouse pour protester contre la concurrence des VTC (véhicules de transport avec chauffeur), un mouvement reconduit lundi soir malgré les annonces du gouvernement sur le sujet.

Plus de 400 taxis lundi. A 6h, quelque 180 taxis empêchaient l'accès des véhicules à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, au niveau de l'entrée principale, ainsi qu'à certains sites du constructeur aéronautique Airbus, a indiqué Stéphane Abeilhou, porte-parole de l'Association de défense des taxis toulousains. L'association, qui avait rassemblé entre 400 et un millier de véhicules lundi, selon les sources -venus pour certains de Marseille, de Bordeaux, d'Espagne ou de Belgique- espérait atteindre 500 à 600 taxis vers 9h.

Des blocages dans les transports. "L'entrée principale de l'aéroport est bloquée, la majeure partie des flux de voitures se retrouvent dans une situation compliquée", a confirmé Marc Dupeyron, responsable communication de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. La préfecture comptabilisait à 6h30 plus d'une centaine de taxis. Elle signalait, outre la paralysie du rond-point principal de l'aéroport, des ralentissements et barrages filtrants dans le secteur. Une site d'Airbus derrière l'aéroport était aussi bloqué. La ligne de tramway reliant l'aéroport, suspendue lundi toute la journée, était toujours paralysée mardi matin, selon le site internet de l'opérateur Tisséo. Le reste des transports en commun fonctionnait normalement.

Les taxis "n'ont pas les moyens d'attendre". La journée de protestation de lundi coïncidait avec une série de rencontres entre le secrétaire d'État aux Transports et les représentants de taxis et de VTC. Dans la soirée, les taxis toulousains ont voté en assemblée générale la reconduction du mouvement mardi, malgré la feuille de route dévoilée par Alain Vidalies. "Nous voulions du concret, nous ne voulions pas une réunion reportée au mois de juin", a estimé Stéphane Abeilhou. "On est fatigués de tout ça, il y a des entreprises en péril, nous n'avons pas les moyens d'attendre", a-t-il ajouté. Les taxis toulousains ne sont pas "du tout satisfaits des mesures" annoncées et demandent notamment la "fin du système VTC". "Ce système favorise les activités souterraines, occultes", affirme le porte-parole.

Le plan présenté par Alain Vidalies prévoit, à différentes échéances, le rachat de licences de taxi par l'intermédiaire d'un fonds de garantie, ainsi que la mise en place d'une signalétique "infalsifiable" pour les VTC et l'amélioration de la formation des chauffeurs.