À Paris, une reconnaissance faciale avant de prendre l'Eurostar

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À Paris, une reconnaissance faciale avant de prendre l'Eurostar
Seuls les citoyens européens avec passeport biométrique sont concernés par le dispositif de reconnaissance faciale en vigueur à Paris.@ PASCAL GUYOT / AFP
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Les passagers prenant l'Eurostar à Paris subiront des contrôles de passeports effectués dans des sas équipés de logiciels de reconnaissance faciale.

Des sas de contrôle automatisés des passeports intégrant une technologie de reconnaissance faciale sont opérationnels depuis mardi pour les Eurostar au départ de la Gare du Nord, à Paris, a indiqué mercredi la compagnie ferroviaire.

La reconnaissance faciale possible à la Gare du Nord. Le nouveau dispositif "est effectif depuis hier à la Gare du Nord", a déclaré une porte-parole d'Eurostar, ajoutant que les mêmes sas étaient utilisés à la gare Saint-Pancras de Londres depuis "la veille de l'Euro de football" en juin 2016. Le groupe portugais Vision-Box, choisi par Eurostar après un appel d'offres, a précisé dans un communiqué que "plus de 500.000 passagers ont déjà pu expérimenter ce service" en huit mois, un chiffre confirmé par Eurostar.

Seuls les Européens disposant d'un passeport biométrique concernés par la reconnaissance faciale. Réservés aux citoyens européens majeurs disposant d'un passeport biométrique, les sas automatiques "vb i-match" vérifient l'identité du voyageur "à l'aide de la technologie de reconnaissance faciale, le tout en quelques secondes", assure l'entreprise. Sur son site internet, le fabricant souligne que son produit intègre aussi la reconnaissance des empreintes digitales et de l'iris. Après Londres et Paris, Eurostar prévoit d'installer les mêmes sas à la gare de Bruxelles-Midi, mais n'est pas encore en mesure d'annoncer à quelle date, selon sa porte-parole.

Un dispositif déjà en test à l'aéroport Charles-de-Gaulle. Des sas "vb i-match" sont par ailleurs utilisés depuis le 28 décembre à l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, dans le cadre d'une expérimentation d'un an, a expliqué Jean-François Lennon, vice-président de Vision-Box. Les cinq appareils, situés dans le terminal 2F, ont ainsi contrôlé 20.000 visages de personnels navigants (pilotes, hôtesses et stewards) et de passagers volontaires, tous majeurs, ressortissants de l'Union européenne et informés au préalable.