A Nice, imam, rabbin et prêtre appellent leurs fidèles "à cohabiter et à se rencontrer"

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 Le 14 juillet, un 19 tonnes s'engouffre à vive allure sur la Promenade des Anglais, et fait 84 morts. Dix jours plus tard, les dignitaires religieux appellent à la paix. 

A Nice, dix jours après l'attentat qui a fait 84 morts sur la Promenade des Anglais, l'heure est à l’apaisement et au dialogue inter-religieux. Les dignitaires du quartier populaire de l'Ariane se sont associés pour délivrer un message de paix, ensemble. "Plus que jamais, les religions doivent cohabiter et se rencontrer", appellent-t-il tous, d'une même voix.

Union sacrée. C'est un hommage comme il y en a chaque jour sur la Promenade des Anglais. Sauf qu'au premier rang, main dans la main, prennent place autour des anonymes, mais aussi un imam, un prêtre et un rabbin. "Une image très forte, pour ne pas qu'un acte barbare ne casse cette union sacrée et pour qu'ensemble, on se respecte", confirme l'imam Otmane Aissaoui. Cette image de religieux main dans la main sur la Promenade des Anglais, c'était aussi le souhait de Jean-Louis Gazzaniga, vicaire général du diocèse de Nice : "la victoire du mal, ce n'est pas le mal, la victoire du mal, c'est le bien".

"Tous ensemble". Juste à coté, le rabbin Joseph Pinson hoche la tête. C'est la deuxième fois qu'il se recueille avec - comme il les appelle - ses frères, imam et prêtre. "on est tous ensemble unis, pour affronter cette sorte de mal". La plus belle victoire pour ces responsables religieux ? Voir que leurs fidèles continuent de discuter ensemble. Lancée sur les réseaux sociaux, une pétition vise à obtenir les décorations de ceux qu'on appelle désormais les "héros de Nice". Notamment l'homme en scooter qui a tenté d'arrêter le camion. Une pétition qui a peut-être d'autant plus de sens qu'elle a été lancée par un jeune homme dont la sœur est partie rejoindre l'Etat islamique en Syrie.