A la fac de Nancy : un vote électronique pour la reprise des cours mais peu de votants

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Les étudiants à l'origine de la mobilisation avaient appelé au boycott de ce vote organisé par la présidence de l'université. Ils bloquent toujours le site.

REPORTAGE

Une nouvelle journée de mobilisation dans les facs se profile mardi. Lundi soir, Rennes a bloqué son campus portant à neuf le nombre d'universités bloquées sur 400 au niveau du territoire. La faculté de Nancy fait également partie du lot. Pourtant, lors d'un vote en ligne organisé par la présidence, les étudiants ont plébiscité la reprise des cours à 70% mais seuls 43% des inscrits à la fac ont voté et dans la pratique, les cours n'ont pas repris.

"On s'en fout, on bloque quand même". Les protestataires n'ont pas fait grand cas des 70% d'étudiants favorables à la reprise. "On s'en fout, on bloque quand même", réagissait à chaud l'un des étudiants en lutte qui venait d’annoncer les résultats de la consultation en ligne. "On est radicaux et on fout le bordel", venait appuyer une autre étudiante. "Pourquoi les AG ne seraient pas souveraines ? D'un coup, on fait un vote électronique qui sort de nulle part, non, le blocage continuera coûte que coûte", précise-t-elle. Un camarade approuve : "Le comité de mobilisation a appelé au boycott de ce vote justement, parce que les modalités de vote, ne sont pas mafieuses mais obscures."

"Ça peut durer très longtemps comme ça". Nicolas et Olivia, à l'inverse, aimeraient retourner en cours. En troisième année de philo, ils ont voté en ligne contre le blocage sans trop y croire. "Ils ont l'air de vouloir jouer à qui a la plus grosse majorité. Si on continue comme ça, ça peut durer très, très longtemps et on peut faire de très nombreux votes", commente l'étudiant. "On est majoritaires au vote électronique mais parce qu'ils n'ont pas beaucoup voté du côté des manifestants", analyse l'étudiante qui ne croit elle-même guère à sa majorité. 

Pas de nouvelle AG avant le 19 avril. Pourtant, si on se fie aux résultats de la consultation lancée par le président de l'université de Lorraine, Pierre Mutzenhardt, il doit y avoir cours mercredi : "On est dans une opposition physique. En fait, il n'y a pas énormément de solution. Il y a soit la négociation, soit une action, sous couvert des forces de l'ordre et c'est perdant pour tout le monde", commente-t-il. La prochaine assemblée générale n'est prévue que jeudi de la semaine à venir, soit le 19 avril.