A Gradignan, Internet fait son entrée en prison

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A Gradignan, Internet fait son entrée en prison
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Des détenus de la maison d'arrêt de Gradignan en Gironde disposent d'un accès restreint à Internet dans le cadre d'une expérience pilote qui entend réduire "la fracture numérique" et faciliter la "réinsertion".

L’expérience doit être généralisée à une dizaine de prisons avant la fin de l'année. Pour le moment cantonnée à Gradignan, l’atelier consiste à permettre aux détenus volontaires -des courtes peines- de bénéficier d'un des huit ordinateurs de l'espace numérique "Cyber-base" de la prison. "Une trentaine sont sur liste d'attente", indique la coordinatrice. L’objectif est de réduire la "fracture numérique", faciliter "la réinsertion" et permettre ainsi de lutter "contre la récidive", précise-t-elle.

L'accès à Internet est limité selon trois profils. Le premier donne accès à une trentaine de sites "autorisés" -principalement des sites de recherche d'emploi- sans possibilité d'envoi. Le second permet de consulter des sites et d'envoyer des informations vers des sites emploi, sous le contrôle d'un accompagnant. Le troisième profil permet d'accéder à des sites d'exercices en ligne, notamment pour l'alphabétisation.

L'espace "Cyber-base", mis en place depuis mars à Gradignan et dans le quartier des femmes de la maison d'arrêt des Baumettes à Marseille, est une expérience "exemplaire et emblématique", a dit le directeur de l'administration pénitentiaire Claude d'Harcourt lors d'une présentation de cette initiative à Gradignan. Selon lui, l'objectif de "Cyber-base" n'est pas d'ouvrir internet aux quelques 63.000 détenus des prisons françaises mais d'offrir l'outil aux détenus "qui vont sortir". Le montant de l’opération n’a pas été précisé.