A Firminy, "aucun élément nouveau" ne sort de la reconstitution

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A Firminy, "aucun élément nouveau" ne sort de la reconstitution
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La mort d'un jeune de 21 ans, décédé après une pendaison dans un commissariat, est bien un suicide, affirme le parquet après une reconstitution.

Une reconstitution de quatre heures qui n'a "apporté aucun élément nouveau" mais a permis "d'approfondir la scène". Selon le procureur de la République de Saint-Etienne, Jacques Pin, la mort de Mohamed Benmouna, 21 ans, décédé le 8 juillet après une pendaison lors de sa garde à vue au commissariat du Chambon-Feugerolles, dans la Loire, est bien un suicide, et la reconstitution organisée vendredi 17 juillet a confirmé les conclusions des autopsies.

Lors de la reconstitution, les policiers affectés à la surveillance du commissariat le jour du drame ont affirmé avoir demandé à plusieurs reprises au jeune homme de se remettre dans l'axe de la caméra de vidéosurveillance de sa cellule. Elle s'est déroulée en présence des enquêteurs qui ont entendu le jeune homme et de ceux la "police des polices", l'IGPN.

La version du suicide a été contestée par des membres de la famille et des jeunes du quartier, qui dénoncent une bavure policière. L'annonce du décès du jeune Franco-algérien, le 8 juillet, avait suscité une grande émotion dans la ville de la victime, Firminy, voisine du Chambon-Feugerolles, entraînant des violences urbaines pendant trois soirées consécutives.

Aucun incident n'a cependant été signalé pendant la reconstitution dans le quartier du commissariat, quadrillé par la police, avec installation de barrages de contrôle. Après une cérémonie religieuse mercredi, la dépouille de Mohamed Benmouna a été transférée jeudi à l'aéroport de Lyon, pour être acheminée vers l'Algérie, où le jeune homme devait être inhumé ce vendredi selon son entourage.