À Calais, la jungle doit laisser place à une zone protégée

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Après la destruction de la jungle, les autorités du Pas-de-Calais veulent empêcher la réinstallation de migrants sur le site.

REPORTAGE

La destruction de la jungle de Calais devrait être achevée à la fin du week-end, mais des centaines de migrants sont toujours présents dans la zone, à la grande inquiétude des habitants des environs. Les autorités promettent de tout faire pour que le bidonville ne revoit pas le jour.

La nature reprends ses droits. Quand il observe au loin les tractopelles qui broient les baraques du campement et déblayent le terrain boueux, Bernard, un riverain, imagine de nouveau les dunes verdoyantes. "Ça va vite, je vois, dans les deux cent mètres qui qu'ils ont déjà rasés, que la végétation est déjà en train de repousser", constate-t-il. "On nous a dit que ça deviendra une zone de promenade, avec des allées pour les promeneurs et les cavaliers. Ça fait rêver. C’est quand même mieux que ce qu’on a eu…"

Une zone protégée. En effet, les autorités veulent créer un espace naturel préservé. Mais les habitants sont inquiets et craignent le retour des migrants. Pour que ce scénario se reproduise pas, la préfecture a mis en place des mesures dissuasives strictes. "Les migrants, au départ, voulait aller au Royaume-Uni. Maintenant, ils disent que Calais c’est trop dur pour passer. On va rester vigilant, avec notamment des forces de sécurité sur place pour éviter les squats", explique au micro d’Europe 1 Fabienne Buccio, préfète du Pas-de-Calais.

Le terrain sera donc sécurisé par des patrouilles, mais les riverains craignent encore que les migrants ne s’installent ailleurs, jusque dans le centre-ville de Calais.