62.000 incidents graves recensés dans les collèges et lycées en 2015

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62.000 incidents graves recensés dans les collèges et lycées en 2015
Image d'illustration
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Ce sont les professeurs, les CPE et les proviseurs qui remontent ces incidents graves. Violence physique ou verbale et consommation de stupéfiants sont le lot de nos collèges et lycées. 

DOCUMENT EUROPE 1

Une hausse de la consommation de stupéfiants. 62.000 "incidents graves" ont été signalés l'an dernier dans les collèges et les lycées par les professeurs, les CPE (Conseiller Principal d'Education) et les proviseurs. Et il ne s'agit là que des incidents signalés, la partie visible, finalement. Europe 1 a pu se procurer les statistiques du ministère et, ce qui ressort, ce ne sont pas tellement les faits de violences physiques ou verbales, qui restent stables, mais plutôt une hausse de la consommation de stupéfiants. Il s'agit notamment de consommation de cannabis à l'intérieur ou devant les lycées et, dans une moindre mesure dans les collèges. 

Plus 50% en 5 ans.La consommation de stupéfiants a plus que doublé en 5 ans, elle passe ainsi d'1.5% des incidents recensés à 3.8% cette année. Une différence qui s'explique peut-être aussi par le fait que "les CPE et les proviseurs signalent de plus en plus les cas", avance le Ministère de l'Education. Et pourtant, quand on écoute les lycéens parisiens, on peut avoir l'impression qu'il y a beaucoup plus d'incidents encore dans la vraie vie que dans les statistiques. "On est malin, on roule et on prépare tout avant d'arriver au lycée le matin. Si un surveillant nous attrape, ça veut vraiment dire qu'on est des imbéciles et qu'on s'est fait prendre. En plus il y a des guetteurs", explique ainsi un lycéen. Une lycéenne raconte quant à elle, "qu'ils fument dans les toilettes et proposent à tous les petits qui passent. Ça ne change rien pour eux qu'ils soient à l'intérieur ou à l'extérieur du lycée, c'est la même chose". 

Les violences verbales en tête. Malgré les signalements toujours plus nombreux pour les stupéfiants, ce n'est pas la première cause d'incidents graves. Ce sont les violences verbales qui arrivent en tête, loin devant. Des violences verbales entre élèves mais surtout à l'encontre des professeurs dans près de la moitié des incidents signalés. Et cela devant les incidents physiques. Pour autant, ces incidents graves ne se retrouvent pas dans tous les lycées français. En effet, 5% des collèges-lycées recensent, à eux seuls, le quart des violences.