2.000 manifestants pro-migrants sur le mont Mézenc, pour dénoncer la politique de Wauquiez

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2.000 manifestants pro-migrants sur le mont Mézenc, pour dénoncer la politique de Wauquiez
Laurent Wauquiez, devant le Mont Mézenc. @ ROMAIN LAFABREGUE / AFP
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"Notre message, c'est de dire : 'Bienvenue aux réfugiés !' qu'ils soient de Calais ou d'ailleurs".

Quelque 2.000 personnes ont gravi dimanche le Mont Mézenc, en Haute-Loire, lieu traditionnel des rentrées médiatiques de Laurent Wauquiez. Ils venaient dénoncer le refus de ce dernier d'accueillir des migrants dans sa région Auvergne-Rhône-Alpes, ont indiqué les gendarmes.

"La France peut les accueillir". "Notre message, c'est de dire : 'Bienvenue aux réfugiés !' qu'ils soient de Calais ou d'ailleurs. La France peut les accueillir. C'est une question de volonté, pas d'argent. Notre région doit accueillir 1.784 migrants de Calais, soit 1 personne pour 4.347 habitants", a relevé Christine Chevalier, du Réseau éducation sans frontière (RESF) Haute-Loire.

"La marche d'aujourd'hui est le symbole de notre solidarité avec les réfugiés et de notre refus du discours ignoble tenu mi-septembre par le président de la région Laurent Wauquiez", a ajouté la militante. Celle-ci a plus largement estimé que le gouvernement "n'en fait pas assez" pour l'accueil des réfugiés. Comme elle, les autres manifestants, "venus de toute la région et même de Bourgogne Franche-Comté", ont répondu à "l'Appel du Mézenc", coorganisé par plusieurs collectifs et associations, dont Nuit Debout 43, RESF 43, la Cimade ou encore la Ligue des droits de l'Homme.

Un village "Juste parmi les Nations". Les conditions climatiques difficiles -vent, froid et bruine- n'ont en rien entamé la détermination des manifestants qui, par petits groupes, dès la fin de matinée, ont commencé l'ascension du Mont Mézenc dont le sommet culmine à 1.753 mètres d'altitude. Juste avant, la marche avait été précédée d'un "pique-nique fraternel" et devait être suivie d'une "assemblée conviviale" où plusieurs prises de parole étaient prévues, selon Christine Chevalier.

"Il nous a semblé d'autant plus important d'investir ce sommet, que le Mont Mézenc domine le plateau du même nom où, durant l'Occupation, en offrant asile et protection à des Juifs en proie aux persécutions, de nombreux habitants s'illustrèrent", peut-on lire sur la page Facebook de "L'Appel du Mézenc". L'appel souligne que "tout un village" de la région (ndlr: Le Chambon-sur-Lignon, dont la mère de Laurent Wauquiez est maire) s'est vu décerner le titre de "Juste parmi les Nations" pour avoir protégé des Juifs pendant la guerre.

Le 16 septembre, Laurent Wauquiez avait lancé une "pétition" pour dire "non à la création de 'jungles' sur l'ensemble du territoire national", après la décision du gouvernement de répartir les migrants de Calais dans des centres en France. Il avait appelé les maires d'Auvergne-Rhône-Alpes à s'opposer à leur accueil. Depuis plusieurs années, Laurent Wauquiez a pris l'habitude de marquer sa rentrée politique par une ascension du Mont Mézenc