Une fusée Soyouz avec trois spationautes à son bord s'amarre à l'ISS

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Le cosmonaute russe Alexandre Missourkine et les astronautes américains Mark Vande Hei et Joseph Acaba avaient décollé mardi soir du cosmodrome de Baïkonour à bord d'une fusée Soyouz.

Une fusée Soyouz avec trois spationautes à bord, qui avait décollé dans la nuit de mardi à mercredi du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, s'est amarrée à la Station spatiale internationale (ISS), a annoncé l'agence spatiale russe Roskosmos.



Un amarrage automatique. "La fusée Soyouz s'est amarrée avec succès à l'ISS" à 2h55 GMT (4h55 en France), a indiqué Roskosmos dans un communiqué, en précisant que l'amarrage avait été effectué de manière automatique. À bord de cette fusée Soyouz MS-06, le cosmonaute russe Alexandre Missourkine et les astronautes américains Mark Vande Hei et Joseph Acaba avaient décollé mardi soir du cosmodrome de Baïkonour. Ils ont rejoint dans le laboratoire orbital l'Italien Paolo Nespoli, le Russe Sergueï Riazanski et l'Américain Randy Bresnik.



Il s'agit du premier vol depuis juin 2010 réunissant deux astronautes de la Nasa dans la même capsule Soyouz en direction de l'ISS et décollant de Baïkonour. D'origine portoricaine, Joseph Acaba a déjà passé 138 jours dans l'espace. De son côté, Mark Vande Hei est un ancien colonel de l'armée américaine qui a servi notamment en Irak avant d'être enrôlé par la Nasa. Âgés de 50 ans, ces deux astronautes ont fait le voyage avec Alexandre Missourkine, 39 ans, dont c'est le deuxième séjour dans l'ISS, après une première mission de décembre 2012 à mai 2013.



16 pays participants mais un seul lanceur. La Russie fournit à l'ISS son principal module, où se situent les moteurs-fusées, et les vaisseaux russes Soyouz sont le seul moyen d'acheminer et de rapatrier les équipages de la station orbitale depuis l'arrêt des navettes spatiales américaines. Seize pays participent à l'ISS, mise en orbite en 1998, qui a coûté au total 100 milliards de dollars, financés pour la plus grande partie par la Russie et les États-Unis. Il s'agit d'un des rares domaines de coopération bilatérale non affecté par les fortes tensions entre les deux pays.