Paris : le prix des amendes pour non-paiement de stationnement va augmenter au 1er janvier

  • A
  • A
Paris : le prix des amendes pour non-paiement de stationnement va augmenter au 1er janvier
Aujourd'hui seuls 10% des automobilistes "visiteurs" payent leur stationnement à Paris@ FRANCOIS GUILLOT / AFP
Partagez sur :

Les amendes pour non-paiement de stationnement vont passer de 17 à 35 ou 50 euros (en fonction des arrondissements) dans la capitale. La mairie espère faire baisser la fraude.

À partir du 1er janvier 2018, il en coûtera entre 35 et 50 euros pour avoir fait l'impasse sur l'horodateur à Paris. Afin d'inciter Parisiens et visiteurs à payer leur stationnement, la mairie de Paris va augmenter ses tarifs d'amendes pour devenir l'une des villes les plus chères de France dans ce domaine, rapporte Le Parisien mardi. 

De 17 à 35 euros l'amende. Face au constat que seuls 10% des automobilistes qui ne résident pas à Paris payent leur stationnement - contre 80% des titulaires de la carte de résident parisien -, la mairie de la capitale a décidé de sévir. Dans quelques mois, les mauvais payeurs devront s'acquitter d'une redevance FPS ("Forfait post-stationnement") de 50 euros dans les onze premiers arrondissements et de 35 euros dans les neuf restants contre 17 euros (seulement) aujourd'hui. Mais si l'amende est payée dans les trois jours, elle sera ramenée respectivement à 35 et 24 euros.

Une verbalisation automatique. En plus de cette importante augmentation de prix, les contrôles devraient être bien plus courants. Également à partir du 1er janvier prochain, la verbalisation des automobilistes ne sera plus faite par des agents de surveillance de Paris (ASP) mais par deux sociétés privées (Vinci et Urbis) qui seront équipées de véhicules à lecteurs automatiques de plaques d'immatriculation. Un système qui, en plus d'être plus efficace et de dissuader la fraude, devrait rapporter 300 millions d'euros de recettes supplémentaires à la mairie, rapporte Le Parisien.

300 millions d'euros de recettes attendus. En revanche, les tarifs des horodateurs resteront à quatre euros de l'heure en zone centrale et 2,40 euros en périphérie mais devraient fortement augmenter pour les stationnements plus longs. "L’objectif de la réforme, c’est d’abord d’améliorer la rotation des véhicules sur les 145.000 places de stationnement de surface", assure-t-on à la mairie selon le quotidien.