Ouragan, tempête tropicale, cyclone, typhon… de quoi parle-t-on ?

  • A
  • A
Ouragan, tempête tropicale, cyclone, typhon… de quoi parle-t-on ?
En 2015, la tempête Linfa (à gauche) et le typhon Chan-hom (à droite) ont frappé l'Asie du sud-est. Mais quelle est la différence entre les deux ? @ HO / NOAA / AFP
Partagez sur :

Nés dans des dépressions tropicales, les tempêtes se transforment en cyclone, en ouragan ou en typhon selon la zone géographique où elles se trouvent. 

La valse des ouragans paraît sans fin depuis quelques semaines dans les Caraïbes. Harvey, Irma, Norma, José et depuis dimanche, Maria… Nés à l'ouest de l'Afrique, ces tourbillons de vents prennent de la force en traversant l'Atlantique avant de frapper, avec plus ou moins de violence, les îles des Caraïbes, les Etats-Unis, voir parfois le Mexique. Mais si les conséquences sont toujours dévastatrices, la forme de ces catastrophes naturelles revêtent plusieurs termes : tempête, ouragan, typhon, cyclone.... Europe 1 vous aide à y voir plus clair dans cette jungle de termes météorologiques.

  • Tout commence... avec une dépression tropicale

 Tempêtes, ouragans, typhons… ont une racine commune : la dépression tropicale. C'est sous les tropiques du Cancer et du Capricorne, au-dessus des océans, que se forment ces tourbillons de vents. Il faut que la température de l'eau soit assez élevée pour provoquer une évaporation importante. C'est pour cela que leur saison commence en juin pour s'achever en novembre, avec un pic à la fin de l'été quand la température des océans atteint un plafond. Une fois la dépression formée, elle tourne dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud et dans le sens contraire dans l'hémisphère nord. Si la puissance de ses vents est modeste (63 km/h maximum), ses mensurations, elles, sont monstrueuses : un diamètre pouvant atteindre 1.000 km et une altitude parfois de 15 km.

  • A partir de quand parle-t-on de tempête ?

C'est la vitesse des vents qui sert aux météorologues pour déterminer le changement de dénomination : au-delà de 63 km/h et jusqu'à 117 km/h. C'est aussi à partir de ce moment-là que la tempête reçoit un nom. En Amérique, c'est le Centre national des ouragans qui s'en charge en établissant chaque année une liste de noms dans laquelle les scientifiques piochent ensuite. L'Institut de météorologie de l'université de Berlin se charge, lui, de nommer les tempêtes touchant l'Europe sur proposition des particuliers.

ec1

Helene Valenzuela / AFP


  • Un cyclone, un ouragan, un typhon, c'est du pareil au même

 Si une tempête se met à souffler au-dessus de 117 km/h, elle bascule dans une autre catégorie. Là, les choses se compliquent. Car selon le point où on se trouve sur Terre, l'appellation ne sera pas la même. Dans la partie sud du Pacifique et dans l'océan Indien, on parle de cyclone. Concernant le Pacifique nord-ouest, il s'agit de typhons. Enfin, pour l'Europe et l'Amérique du Nord, le terme ouragan est retenu.

Pour résumer, Talim, qui a touché le Japon lundi en faisant deux morts, était un typhon. Maria, qui a frappé la Martinique et la Guadeloupe mardi, est un ouragan. Enfin, Gaël, qui est passé sur la Réunion en février 2009 avec des rafales de 144 km/h, était un cyclone.

sat1

Deux cyclones de l'année 2015 dans l'océan Indien : Diamondra et Eunice.


Pourquoi parle-t-on de "catégories" ? Pour se donner des repères d'intensité, les météorologues utilisent une échelle de mesure. Conçue en 1969 par l'ingénieur Herbert Saffir et le directeur du Centre national des ouragans de l'époque, Robert Simpson, l'échelle de Saffir-Simpson se divise en cinq catégorie dont la dernière est celle des super-cyclones avec des vents dépassant les 249 km/h. Ces derniers, à l'origine rares, se sont fait remarquer dernièrement avec deux invités de marque en l'espace de dix jours. Irma, qui a violemment touché les Caraïbes et la Floride début septembre, a soufflé jusqu'à 295 km/h. Les rafales de Maria, qui a frappé les Antilles françaises mardi, ont, elles, été enregistrée à 260 km/h. Une catégorie 6 a été proposée par des météorologues afin de classifier les ouragans dépassant les 280 km/h. Sans suite pour l'instant.

L'échelle de Saffir-Simpson pour classer les ouragans :

catégorie 1 : de 118 à 153 km/h

catégorie 2 : de 154 à 177 km/h

catégorie 3 : de 178 à 209 km/h

catégorie 4 : de 210 à 249 km/h

catégorie 5 : supérieur à 249 km/h