Espace : la sonde Rosetta a rejoint sa promise, la comète Tchouri

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Espace : la sonde Rosetta a rejoint sa promise, la comète Tchouri
@ Flickr ESA
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L’aventure spatiale de la sonde européenne rentre dans une nouvelle étape après un périple d’environ 7 milliards de kilomètres et d’une dizaine d’année.

Le voyage de la sonde Rosetta, nommée ainsi en hommage à la pierre de rosette qui permit à Champollion de décrypter les hiéroglyphes, a commencé il y a dix ans. Son objectif est proche de celui dont son nom s’inspire : comprendre dans les moindres détails une comète et son noyau. Après 10 ans de voyage et sept milliards de kilomètres, la sonde européenne a trouvé son âme sœur : la comète Tchourioumov-Guérassimenko. Et elle va consommer la noce pendant quelques mois, avant de déposer au cœur de son amour Philae,  un robot équipé de dix instruments scientifiques, qui étendra le champ d’étude des scientifiques.

Un long et délicat voyage. "La sonde va se freiner jusqu’à arriver à la vitesse d’un mètre par seconde, c'est-à-dire la vitesse d’un promeneur. C’est un processus automatique mais extrêmement complexe et risqué qui a été répété par ordinateur", explique Alain Sirou, le spécialiste espace d’Europe 1. Il faut dire que le rendez-vous à lieu à quelques 400 millions de kilomètres de la Terre et qu’"après avoir terminé une série complexe de neuf manoeuvres orbitales" depuis la fin janvier, "Rosetta est enfin en position pour son rendez-vous avec la comète", a annoncé mardi l'Agence spatiale européenne (ESA).

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Un concentré de technologie. Lancée en 2004, Rosetta est destinée à recueillir des indices inédits sur l'origine du système solaire. Elle équipée de 11 instruments scientifiques (caméras, spectromètres, analyseurs de poussière et de particules...) qui vont lui permettre d'étudier sous toutes les coutures le noyau de la comète ainsi que les gaz et la poussière éjectés (la coma ou "chevelure") à son approche du Soleil.  Un autre instrument de Rosetta, le spectromètre imageur Virtis, a quant à lui fourni les premières indications de la température moyenne de surface de la comète, évaluée à -70°C. C'est froid, mais pas assez pour que la comète soit entièrement recouverte de glace.

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Un retour aux origines de l’univers. Selon les scientifiques, les premières observations de Rosetta confirmerait qu'une grande partie de la surface est formée d'"une croûte poussiéreuse et foncée". Les comètes sont devenues des objets d'étude privilégiés pour les astrophysiciens, car elles sont considérées comme des témoins de la matière primitive à partir de laquelle s'est formé le système solaire, il y a 4,6 milliards d'années. Selon certaines théories, elles auraient même aidé à l'apparition de la vie sur la Terre en apportant de l'eau et des molécules organiques.

EN VIDEO : comment Rosetta va-t-elle se poser sur la comète ? : 



VIDEO - La formidable odyssée Philae le petit...par Europe1fr