Des traces de protéines retrouvées sur un dinosaure vieux de 195 millions d'années

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Des traces de protéines retrouvées sur un dinosaure vieux de 195 millions d'années
Le Lufengosaurus est un dinosaure qui vivait en Chine au Jurassique inférieur.@ AFP
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Ces molécules pourraient permettre d'étudier la physiologie et le métabolisme d'animaux disparus depuis longtemps de la surface de la planète, selon les chercheurs.

Des chercheurs ont annoncé mardi avoir retrouvé des traces de protéines sur un dinosaure vieux de 195 millions d'années. Ces molécules pourraient permettre d'étudier la physiologie et le métabolisme d'animaux disparus depuis longtemps de la surface de la planète, selon l'étude.

Un mangeur de plantes de 10 mètres de long. Les chercheurs annoncent avoir débusqué les protéines, du collagène en l'occurrence, à l'intérieur de minuscules canaux vasculaires de la côte d'un Lufengosaurus, un dinosaure qui vivait en Chine au Jurassique inférieur. "Un mangeur de plantes, avec un long cou et des petits membres avant, qui mesurait environ 9 ou 10 mètres de long", précise le chercheur et coauteur de l'étude publiée mardi dans la revue britannique Nature Communications.

Spectroscopie infrarouge. Robert Reisz et Yao-Chang Lee, du National Synchrotron Radiation Research Center de Taïwan en Chine, ont trouvé le collagène grâce à la spectroscopie infrarouge, une technique qui permet d'examiner le contenu chimique de l'os sans en extraire le contenu et risquer la contamination. Une technique qui devrait permettre de découvrir des protéines encore plus anciennes selon le chercheur. "Ces protéines sont les éléments constitutifs des tissus mous des animaux, c'est excitant de comprendre comment elles ont été préservées", explique Robert Reisz dans un communiqué.

Différents groupes de dinosaures sont liés les uns aux autres. Ces morceaux de collagène sont probablement des restes de vaisseaux sanguins qui fournissaient du sang aux cellules osseuses du dinosaure. Des particules d'hématite, provenant du sang du dinosaure, ont été retrouvées avec le collagène et pourraient avoir jouer le rôle d'antioxydant.

Si cette découverte est confirmée, outre le fait qu'elle repousserait le record de préservation des protéines de plus de 100 millions d'années, elle constituerait d'abord une source unique d'informations biologiques et évolutives. De plus, la découverte à grande échelle de protéines sur plusieurs périodes géologiques permettrait aux chercheurs de montrer comment différents groupes de dinosaures sont liés les uns aux autres ou avec les crocodiles, les oiseaux ou les reptiles actuels.