Kepler-444, le plus ancien système planétaire de notre galaxie

  • A
  • A
Kepler-444, le plus ancien système planétaire de notre galaxie
@ AFP
Partagez sur :

Une équipe internationale d’astronomes a trouvé le plus ancien système planétaire de notre galaxie.

Les limites de notre galaxie ont été repoussées encore un peu plus loin. Une équipe internationale a découvert le plus ancien système planétaire connu à ce jour dans notre galaxie. Les cinq planètes, de taille proche de la Terre, sont âgés de 11,2 milliards d’années et situées à 117 années-lumière de notre planète (une année lumière équivaut à 9.461 milliards de kilomètres). Ce système planétaire, baptisé Kepler-444, est  le plus ancien et le plus éloigné de la Voie Lactée.



"Nous n'avons jamais rien vu de semblable". Les scientifiques ont précisé que l’étoile de Kepler-444 est une "naine orange", 25% plus petite que notre Soleil et donc moins chaude. Elle compte cinq planètes dont le diamètre varie de 0,4 à 0,7 fois celui de la Terre, soit des tailles allant de celle de Mercure à celle de Vénus. "Nous n'avons jamais rien vu de semblable: une étoile aussi vieille avec un grand nombre de petites planètes qui la rend très spéciale", a souligné Daniel Huber de l'Université de Birmingham au Royaume-Uni, un des co-auteurs de cette découverte faite avec le télescope Kepler et publiée mardi dans la revue américaine The Astrophysical Journal.

Des planètes inhabitables. Le diamètre des 5 planètes varie de 0,4 à 0,7 fois celui de la Terre, soit des tailles allant de celle de Mercure à celle de Vénus. Les planètes sont également très proches de leur étoile : Kepler-444f, la plus éloignée, en fait le tour en 9,7 jours et la plus proche, Kepler-444b, en 3,6 jours. "Cette découverte ouvre la voie à une plus grande compréhension de la formation des premières planètes dans la galaxie. Ce qui nous rapproche du Graal des astronomes, à savoir découvrir une exo-planète de même taille que celle de la Terre en orbite d'une année autour d'une étoile jumelle de notre Soleil", a commenté le professeur Huber. Mais les astronomes soulignent qu’à ces distances, les exoplanètes sont toutes beaucoup plus chaudes que Mercure. Et qu'elles ne sont donc pas habitables.

Chaque semaine, retrouvez la chronique d'Alain Cirou en vidéo "A la vitesse de la lumière" :