Dans plus d'un million d'années, une étoile va frôler notre système solaire

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Dans plus d'un million d'années, une étoile va frôler notre système solaire
Gliese Gliese 710 va frôler notre système solaire en passant dans le nuage de Oort composé de millions de comètes. Image d'illustration.@ NASA / AFP
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Gliese 710, actuellement à 63 années-lumières, passera à 0,2 année-lumière de chez nous, de quoi provoquer peut-être une pluie d'étoiles filantes sur Terre.

Actuellement située à 63 années-lumière, Gliese 710 n'est pour l'instant pas distinguable à l’œil nu. Mais ce ne sera plus le cas dans un peu plus d'un million d'années. Elle devrait en effet finir par frôler notre système solaire, selon de nouvelles mesures du satellite Gaïa, rapporte le site Ciel et Espace

Quatre fois plus prêt que prévu. Les astronomes savaient que Gliese 710, une naine orange qui évolue dans la constellation du serpent, devait un jour ou l'autre croiser la route de notre système solaire. Dans la grande danse des astres, elle devait selon leurs calculs passer dans 1,3 million d'années près de notre système solaire à plus d'une année-lumière. Mais le satellite européen Gaïa a revu sérieusement à la baisse cette distance. Selon Filip Berski et Piotr A. Dybczyński, deux chercheurs polonais qui se sont penchés sur ses relevés, Gliese devrait plutôt nous "frôler" à 0,2 année-lumière, soit 77 jours-lumières "seulement". 

Une pluie d'étoiles filantes ? Par conséquent, une nouvelle étoile brillera dans le notre ciel nocturne avec, selon les calculs des astronomes, la même intensité que Mars. Et cette nouvelle invitée pourrait avoir comme conséquence une pluie d'étoiles filantes sur la Terre. Gliese 710 va en effet frôler notre système solaire en passant dans le nuage de Oort composé de millions de comètes. Le passage de la naine orange risque de fortement perturber leur trajectoire et une certain nombre d'entre elles pourraient alors être éjectées dans notre direction, de quoi faire apparaître de nombreuses étoiles à queues pendant nos nuits estivales. La question est désormais de savoir si, dans plus d'un million d'années, il y aura quelqu'un sur la Terre pour les admirer.