Climat : deux fois plus de sites naturels du Patrimoine mondial menacés

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Climat : deux fois plus de sites naturels du Patrimoine mondial menacés
Grande barrière australienne, région côtière du Belize, atoll d'Aldabra aux Seychelles... les récifs coralliens sont parmi les écosystèmes les plus en danger. Image d'illustration.@ SOPHIE LAUTIER / AFP
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Dans un rapport publié lundi, l'IUCN rapporte que sur 241 sites, 62 sont menacés par le réchauffement climatique. 

Blanchiment des coraux, fonte des glaciers, incendies... Le changement climatique menace presque deux fois plus de sites naturels du Patrimoine mondial qu'il y a trois ans, s'est alarmé l'IUCN dans un rapport publié lundi.

62 sites menacés sur 241. Sur les 241 sites naturels classés au Patrimoine mondial de l'Unesco, 62 sont désormais "menacés par le changement climatique" contre 35 en 2014 (sur 228), date du précédent "Horizon du patrimoine mondial" réalisé par l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Un message envoyé à la Cop23. "Ce rapport envoie un message clair aux délégués réunis ici à Bonn (pour la 23e Conférence de l'ONU sur le climat, ndlr) : le changement climatique agit vite et n'épargne pas les trésors les plus précieux de notre planète", a commenté la directrice générale de l'IUCN Inger Andersen dans un communiqué. "L'ampleur et le rythme auxquels il dégrade notre patrimoine naturel soulignent le besoin d'actions et d'engagements nationaux urgents et ambitieux pour mettre en oeuvre l'Accord de Paris", a-t-elle ajouté.

Des récifs coralliens aux glaciers. Grande barrière australienne, région côtière du Belize, atoll d'Aldabra aux Seychelles : les récifs coralliens affectés par l'augmentation de la température de la mer qui les fait blanchir sont parmi les écosystèmes les plus en danger. Tout comme les glaciers dont la fonte touche notamment le parc national du Kilimandjaro en Tanzanie ou la région de Jungfrau-Aletsch dans les Alpes suisses. Le changement climatique a également un impact sur les zones humides, les basses terres de deltas ou encore certains écosystèmes vulnérables aux incendies, selon le rapport, qui estime que le réchauffement fait peser un "risque potentiel" sur 55 autres sites.