Une étudiante de 19 ans succombe de la méningite à Paris

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Une étudiante de 19 ans succombe de la méningite à Paris
Un étudiant se fait vacciner contre la méningite à Dijon (janvier 2017). @ PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Deux cas de méningite, dont un mortel, ont été détectés à l'Université américaine de Paris à quelques mois d'intervalle.

Au mois de février, une étudiante de 19 ans de l'Université américaine de Paris est décédée d'une méningite, nous apprend cette semaine Le Parisien. En mai suivant, c'est au tour d'un deuxième étudiant de contracter la maladie, qui ne sera pas létale cette fois ci. 

A la suite de ces événements, une campagne de vaccination a été lancée afin de protéger les élèves, les professeurs et le personnel fréquentant les lieux. 

Méningite de souche W. La maladie dont l'étudiante de l'Université américaine est décédée était une méningite de souche W selon les informations du Parisien. Pour rappel, la méningite correspond à une inflammation des méninges, ces membranes se situant dans la moelle épinière et entourant le cerveau. 

La méningite de type W est une pathologie provoquée par l'entrée d'une bactérie particulière, la souche W, dans le liquide qui entoure le cerveau. En janvier, Muhamed-Kheir Taha, chercheur à l'Institut Pasteur, confiait à 20 minutes que "le type W agit comme une bactérie sérial-killeuse". 

A la suite du décès, "l'entourage proche a reçu un traitement antibiotique et une vaccination" selon l'ARS (Agence régionale de santé). 

Quelques mois plus tard, en mai, un deuxième cas de méningite W se déclare. L’ARS lance alors une campagne de vaccination de plus grande ampleur dans l’université. "A ce moment, j’ai été contacté pour participer à cette campagne de vaccination d’environ 200 étudiants de l’université américaine de Paris" confie un médecin impliqué dans l’initiative et contacté par Le Parisien. "C’est l’usage d’attendre d’avoir deux cas au même endroit pour les relier à un foyer potentiellement épidémique", poursuit-il.

Une affaire gérée de manière discrète. Si les faits sont déjà vieux de quelques mois, les informations recueillies par Le Parisien datent de mercredi. Interrogée par le quotidien, l’ARS s’est défendue : "La situation était sous contrôle, il ne nous paraissait pas nécessaire de rendre cette affaire publique". 

Pour le vice-président de l’université, Marc Montheard, cela était également une question de "respect pour la famille de la victime". D'après ce dernier, "vivre ce drame n’a pas été simple, cela a laissé des traces" à l’Université américaine. "Les étudiants ont vécu un deuil dans une communauté très petite. Beaucoup d’entre eux connaissaient la jeune fille qui a disparu" souligne-t-il. 

Une campagne similaire à Dijon au début de l’année. Cet événement ne va pas sans rappeler celui de Dijon datant d’il y a quelques mois

En effet, en janvier, l'ARS Bourgogne-Franche-Comté avait annoncé une campagne de vaccination préventive contre la méningite qui devait concerner 30.000 étudiants et personnels de l'Université de Bourgogne. Cette décision était une réponse au décès de deux étudiants du campus à la suite d'une méningite. Un troisième étudiant avait été infecté mais avait survécu. 


Comment prévenir la méningite ? 

Il existe deux types de méningites : les méningites virales et les méningites bactériennes. Les méningites virales, bien que relativement fréquentes, sont souvent bénignes car les individus sont généralement vaccinés contre elles dès la petite enfance.

Les méningites bactériennes, en revanche, sont très graves et demandent une prise en charge rapide par antibiotiques sans quoi elles peuvent être mortelles. Nombre d’entre elles peuvent toutefois être prévenues par des vaccins. 

Si un individu n'est pas vacciné contre les méningites bactériennes et qu'il est l’objet d'un ou de plusieurs symptômes caractéristiques, il convient de consulter rapidement. En effet, même lorsqu'elle n'est pas mortelle, la méningite peut laisser des séquelles plus ou moins graves selon son délai de prise en charge à l'instar de la surdité, la cécité, la paralysie ou encore le coma. 

Parmi les signes devant alerter, on peut notamment retenir la fièvre, les maux de tête violents, les vomissements et la raideur de la nuque.