Un Français sur dix a peur d'être malade

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Un Français sur dix a peur d'être malade
Photo d'illustration.@ MAXPPP
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SANTÉ - Une étude montre que 10% des Français ont peur d'être malade, même en l'absence de tout symptôme.

Un peu plus d'un Français sur dix a peur d'être atteint d'une maladie même en l'absence de tout signe ou symptôme, selon une étude Ifop/Capital Image rendue publique dimanche. 32% des personnes interrogées disent avoir peur d'être atteints d'une maladie ou d'être en train d'en développer une lorsque certains signes ou symptômes les inquiètent, mais 13% s'angoissent même en l'absence de tout symptôme. Certains sont dans une attitude préventive tandis que d'autres sont anxieux, voire hypochondriaques (forme extrême d'anxiété centrée sur la santé et la maladie).

Les jeunes, les plus inquiets. Les hommes de moins de 35 ans sont plus enclins à craindre d'avoir une maladie même en l'absence de tout signe (23%), tout comme les habitants de la région parisienne (19%). Ces 13%, préoccupés de façon démesurée de leur santé en l'absence de tout symptôme, déclarent avoir peur d'être atteints d'une maladie en entendant parler de cette maladie dans les médias (pour 48% d'entre eux) en lisant quelque chose à son propos sur un site internet d'information (43%) ou bien en entendant parler de cette maladie par un proche (41%). Pour se rassurer, 74% d'entre eux font des recherches sur les sites d'information en ligne, 58% sur les blogs et forums et 47% consultent livres, revues et médias.

Des méthodes différentes pour se rassurer. 59% vont consulter leur médecin pour dissiper leurs inquiétudes et 44% vont même en consulter plusieurs tandis que 61% parlent de leurs craintes à leurs proches. Au contraire, 56% vont tenter de ne plus y penser. Ces deux attitudes semblent bien coexister dans cette population, la première consistant à sur-consulter et à rechercher des informations en masse et la seconde correspondant à une tentative d'évitement et de contournement de la peur de la maladie. Il est même probable que ces personnes puissent "passer d'une attitude à un autre en fonction des circonstances et de la situation" d'après Damien Philippot, directeur des études département opinion à l'Ifop.

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