Surmortalité : environ 14.400 décès liés à la grippe

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Surmortalité : environ 14.400 décès liés à la grippe
Il s'agit d'estimations "comparables" à celles établies pour l'épidémie de 2014-2015.@ Le vaccin contre la grippe a été beaucoup moins efficace que prévu cette année. (AFP)
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Selon un bilan préliminaire publié par l'agence Santé publique France, l'épidémie de grippe serait en cause dans 14.400 décès cet hiver. 

Quelque 14.400 décès cet hiver sont attribuables à l'épidémie de grippe, sur une surmortalité totale de 21.200 décès toutes causes confondues, selon un bilan préliminaire publié mercredi par l'agence Santé publique France. Cet excès de mortalité de 21.200 décès relevé depuis le début de l'épidémie est supérieur à celui de l'épidémie survenue il y a deux ans, lors de l'hiver 2014-2015, note l'agence sanitaire.

"Faible efficacité du vaccin". Le nombre de décès attribuables à la grippe est estimé à 14.358, soit près de 70% de l'excès de mortalité observé, poursuit-t-elle en relevant "la faible efficacité du vaccin". La surmortalité était de 21.000 selon le précédent bulletin hebdomadaire de Santé publique France. "91% des décès attribuables à la grippe sont survenus chez les personnes âgées de plus de 75 ans, soit 13.136 décès", ajoute-t-elle.

Surtout les 75 ans et plus. Il s'agit d'estimations "comparables" à celles établies pour l'épidémie de 2014-2015 (décès attribuables à la grippe : 14.490 et décès chez les + de 75 ans : 13.011). Le nombre d'hospitalisations pour grippe chez les 75 ans et plus est le plus élevé observé depuis l'épidémie saisonnière de 2010-2011. 

L'épidémie s'est étendue sur dix semaines, avec un "nombre d'hospitalisations pour grippe qui a doublé chez les 65-74 ans et triplé chez les 75 ans et plus", par comparaison avec l'épidémie d'il y a deux ans. La couverture vaccinale des personnes à risque (certaines pathologies chroniques, personnes âgées de 65 ans et plus) est estimée à 46% par l'Assurance maladie. 

Les personnes fragiles plus vulnérables. Selon les résultats préliminaires de l'étude européenne I-Move, l'efficacité vaccinale contre le virus A/H3N1, dont la "circulation" a été "quasi-exclusive", a été "modérée (38%)" en population générale, "faible pour les populations à risque (26%). "Elle a été estimée à 23% chez les 65 ans et plus", tandis que l'étude en milieu hospitalier n'a pas mis en évidence d'efficacité du vaccin à ce stade.

Lors de l'hiver 2014-2015, Santé publique France avait relevé une "surmortalité" de 18.300 décès, aussi en large partie attribuable à la grippe. Le virus A/H3N2, était également prédominant cet hiver-là. Les personnes fragiles étant particulièrement vulnérables face à cette souche virale.