Santé : on a suivi le débat de la primaire avec deux internes

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La santé était l'un des sujets sur lequel les candidats à la primaire de la gauche étaient très attendus. Europe 1 a suivi les échanges en compagnie de deux internes en médecine.

La santé était l’un des principaux thèmes abordés lors du dernier débat avant le premier tour de la primaire de la gauche. Olivier et Leslie, tous les deux internes des hôpitaux parisiens, seront médecins dans moins d’un an. C’est donc avec intérêt qu’ils ont tous les deux suivi l’affrontement entre les sept candidats en lice jeudi soir, se demandant à quoi pourra ressembler l’hôpital dans quelques mois.

"Un hôpital français envié dans le monde entier" a estimé Vincent Peillon lors du débat. Un avis que ne partagent pas les deux amis. "Envié dans le monde entier ? … de moins en moins", relève Olivier. "On dégringole dans les classements", renchérit Leslie.

Le numerus clausus. Alors que Manuel Valls veut supprimer le numerus clausus, la jeune femme dénonce une mesure "démagogique et pas du tout réalisable". Face à des amphi déjà surpeuplés, elle pointe le risque de voir les jeunes médecins moins bien formés si leur nombre venait à augmenter brutalement. Mais c’est encore Jean-Luc Bennahmias qui a fait bondir les deux internes sur leur chaise, le candidat proposant d’ouvrir des dispensaires pour les urgences non vitales dans les grandes villes. "Parler de dispensaire en France en 2017, ça fait peur. On est où ? Dans le tiers-monde ?", s’indigne Olivier.

Peu de différenciations. À peine trente minutes sur le chapitre santé, de quoi le laisser sur sa faim. "Ils parlent de tableurs, de colonnes, de Sécu, de coûts. Ce sont des cases. Il faudrait parler des patients, des gens qui attendent dans les couloirs. Tout ça, apparemment, ne les atteint pas". Leslie et Olivier voteront dimanche, même si après trois débats ils n’ont toujours pas trouvé leur candidat.