Risque d'attaque chimique : de nouveaux moyens pour les hôpitaux

  • A
  • A
Risque d'attaque chimique : de nouveaux moyens pour les hôpitaux
Le Samu aura de nouveaux moyens pour lutter contre les armes chimiques.@ PATRICK KOVARIK / AFP
Partagez sur :

SANTÉ - Dans un arrêté publié au Journal Officiel, l'Etat dote les hôpitaux d'antidotes de l'armée.

A l'approche de la COP 21, l'Etat a décidé de doter le Samu et les hôpitaux français de nouveaux moyens pour faire face à une éventuelle attaque à l'arme chimique. L’utilisation par le Samu de sulfate d’atropine, le seul antidote efficace pour la prise en charge des personnes exposées à des risques neurotoxiques, et longtemps réservé à l’armée, est désormais possible. L'arrêté publié samedi au journal officiel et signé par le directeur général de la santé (DGS), Benoît Vallet, par délégation de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, vise à réagir aux attaques chimiques.

Pas de lien avec les attentats. Interrogé dans le Grand direct de la santé ce mercredi sur Europe 1, le docteur Gérald Kierzek a expliqué que "la pharmacie centrale des armées va renforcer les stocks des hôpitaux civils en atropine qui est l'antidote en cas d'attaque au gaz chimique" avant de préciser que si la publication du décret "tombe le 14 novembre, c'est une procédure qui a été enclenchée bien avant" et qui n'a donc pas de liens avec les attentats de Paris de vendredi soir. 

Suffisamment de produits disponibles. Si les stocks de sulfate d'atropine sont "suffisants" comme l'explique le Service des armées au Journal de l'environnement, une trop faible quantité était en revanche étiquetée et donc exploitable par la Samu. Le produit est désormais régulé comme un médicament classique, mais sa fabrication en grande quantité reste réservée à la pharmacie des armées.

Europe 1 vous propose de revoir cette séquence en intégralité :


Attaque chimique : attention aux rumeurspar Europe1fr