La pomme de terre, c'est bon pour la ligne !

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La pomme de terre, c'est bon pour la ligne !
@ MaxPPP
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BON Á SAVOIR - Les polyphénols nichés dans le célèbre tubercule permettent de limiter la prise de poids, selon une étude canadienne.

Pas des frites mais... Manger des pommes de terre serait bon pour la ligne. Les nutritionnistes ne vous conseilleront jamais de manger des frites. En revanche, l'extrait de pomme de terre pourrait limiter la prise de poids, affirme une étude canadienne publiée dans le magazine Molecular Nutrition & Food Research. Sa concentration en polyphénols permettrait de réduire l'apport calorique d'un régime riche en gras et en sucre.

Pendant dix semaines, les chercheurs de l'Université de McGill ont nourri des souris avec un régime très riche en gras et en sucre pour les rendre obèses. De 25 grammes en moyenne, les rongeurs ont rapidement pesé 16 grammes de plus. Mais les souris qui ont consommé, en plus de leur régime, un extrait de pomme de terre ont deux fois moins grossi.

Concentration en polyphénols. "Les bienfaits de cet extrait de pomme de terre viennent de sa concentration en polyphénols, des antioxydants aussi présents dans les fruits rouges, le vin rouge et le thé vert. Ils pourraient devenir une solution pour prévenir l'obésité, mais aussi le diabète de type 2", a expliqué le professeur Luis Agellon, l'un des auteurs de l'étude.

Les scientifiques prévoient maintenant de tester l'extrait de pomme de terre sur les humains et trouver ainsi le dosage adapté à notre métabolisme. En effet, la dose quotidienne utilisée pour les souris est extraite de 30 pommes de terre. "Nous ne conseillons certainement pas de manger 30 pommes de terre par jour", prévient Stan Kubow, auteur principal de l'étude. Sinon, "k'apport en calories serait énorme".

"La patate a l'avantage d'être peu chère à produire et de faire déjà partie de l'alimentation de base de nombreux pays", ajoute Stan Kubow. "Nous espérons breveter un extrait de pomme de terre et nous cherchons actuellement des partenaires, sans doute de l'industrie alimentaire, pour contribuer au financement d'essais cliniques", conclut le chercheur.