Loi Santé : les médecins appelés à faire grève de samedi à mardi

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Loi Santé : les médecins appelés à faire grève de samedi à mardi
@ Joe Raedle / Getty Images / AFP
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Les médecins libéraux sont appelés à fermer les cabinets de samedi à mardi. Le but : protester une nouvelle fois contre le projet de loi Santé de Marisol Touraine.

Ils entendent bien donner un nouveau "coup de semonce". La quasi-totalité des organisations de médecins libéraux appellent à fermer les cabinets de samedi à mardi pour protester contre le projet de loi Santé de Marisol Touraine, sur fond de compétition pour les élections professionnelles.

"Cessation d'activité" à partir du 3 octobre. Le Syndicat des médecins libéraux (SML), la Fédération des médecins de France (FMF) et le Bloc (chirurgiens) invitent en effet les praticiens à une "cessation d'activité" à partir du 3 octobre. Ils rallient ainsi l'appel à la grève, à partir du 5, de MG France, le principal syndicat de généralistes. Seul absent : la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), principal représentant des médecins libéraux (spécialistes et généralistes), qui refuse pour l'heure d'appeler à la grève, dénonçant "des mascarades désordonnées et électoralistes". La prise en charge des patients devrait être assurée, les agences régionales de santé (ARS) pouvant réquisitionner des praticiens en fonction des besoins.  

La mobilisation sera-t-elle au rendez-vous ? Généralisation du tiers payant (dispense d'avance de frais) à tous les assurés d'ici à 2017, "étatisation de la santé" et mise en péril, selon eux, de l'exercice libéral... les griefs des médecins à l'égard du texte de la ministre de la Santé Marisol Touraine n'ont pas changé depuis la grève des fêtes de fin d'année. Et ils entendent faire pression jusqu'au bout, alors que le projet de loi continue son parcours parlementaire, explique Philippe Cuq, président du Bloc, dénonçant un texte "dangereux du début à la fin". Reste à savoir si la mobilisation sera au rendez-vous. Car à l'approche des élections professionnelles, l'unité syndicale et "historique" affichée en mars dernier, quand au moins 20.000 médecins avaient défilé à Paris, n'a cessé de s'effriter.