Les médecins généralistes, une espèce menacée

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Les médecins généralistes, une espèce menacée
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SANTÉ - Leur nombre a baissé par rapport à 2013. Pire, il pourrait y avoir plus de spécialistes que de généralistes d'ici 2020.

Les médecins généralistes sont de moins en moins nombreux en France, contrairement aux spécialistes (hors chirurgiens) qui pourraient même les dépasser d'ici 2020, d'après les chiffres dévoilés jeudi par le Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom).

Moins de médecins généralistes qu'en 2013. Au 1er janvier 2014, le Cnom recensait 198.760 médecins dits en "activité régulière", c'est-à-dire exerçant au même endroit, hors remplaçants ou temporairement sans activité. En légère baisse de 0,3% par rapport à 2013, ce chiffre vient confirmer la stabilisation des effectifs qui, selon le Cnom, devraient stagner jusqu'en 2020. Le Cnom recense aussi 60.823 retraités (+62,5% depuis 2006), mais un peu moins d'un quart d'entre eux continuent d'exercer.

Grand écart avec les spécialistes. La baisse des médecins généralistes s'est accentuée, atteignant -6,5% de 2007 à 2014, alors que leurs confrères spécialisés dans d'autres disciplines (hors chirurgie) ont connu une augmentation de +6,1% sur la même période (+6,7% pour la chirurgie).  Ainsi, si l'on compte actuellement 90.630 médecins généralistes pour 84.335 spécialistes (hors chirurgiens), le rapport devrait s'inverser d'ici 2020, avec 88.158 spécialistes pour 86.203 médecins généralistes, selon les prévisions du Conseil.

Un système peu avantageux. Cela "pose le problème de l'organisation universitaire, mais aussi de l'attractivité de la médecine générale qui reste malgré tout un choix par défaut plutôt qu'un choix d'adhésion", a déclaré Patrick Bouet, lors d'une conférence de presse. Une meilleure rémunération pour les spécialistes explique en partie le manque d'attractivité de la filière généraliste. Mais pour le Cnom, le programme même des études de médecine, trop axé sur le milieu hospitalier, est à revoir.