Les futurs médecins accros aux psychostimulants

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Les futurs médecins accros aux psychostimulants
@ AFP
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Un carabin sur trois a déjà eu recours à des produits stimulants pour améliorer ses performances. 

Des étudiants en médecine ou jeunes médecins dopés aux psychostimulants. C’est l’inquiétante conclusion d’une étude, inédite par son ampleur, menée en France par six médecins auprès de 1.700 carabins ou jeunes diplômés.

Tenir le coup en période d'examens ou de gardes. Cette enquête, publiée par Le Monde, révèle qu’un tiers d’entre eux a déjà eu recours à des psychostimulants pour augmenter ou améliorer sa vigilance. "Notre étude suggère que les comportements de consommation de psychostimulants sont très fortement influencés par les rythmes académiques des études médicales, et notamment les deux grands examens, en première (concours) et en sixième année. 

"Le type de psychostimulant dépend, lui, de l’accessibilité au produit", résument les auteurs. En clair, certains se dopent pour compenser leur manque de sommeil en période de préparation intense d’examens ou lors de leurs premières gardes.

Des psychostimulants sur ordonnance. Mais qu’entend t-on par psychostimant ? Un tiers des étudiants en médecine déclarent avoir déjà eu recours à des produits en vente libre comme le Guronsan ou des boissons énergisantes à la caféine. Plus inquiétant, presque 7% d’entre eux a recours à des psychostimulants sur ordonnance. Des médecins qui ont validé leur internat et qui sont donc habilités à faire des prescriptions médicales … pour eux ou pour les autres.

Des ordonnances de corticoïdes, de la Modafinil (traitement de la narcolepsie) ou encore du methylphenidate, inscrit sur la liste des stupéfiants. Cette molécule est notamment utilisée dans le traitement du TDAH (trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité) sous le nom de Ritaline.

Ecstasy ou cocaïne. Parmi ces consommateurs de psychostimulants, 5,2% a déjà consommé des substances illicites : dérivés d’amphétamines comme l’ecstasy ou cocaïne.