Leclerc : la réponse des pharmaciens

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Leclerc : la réponse des pharmaciens
@ Reuters
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Après la décision de la Cour d'appel de Colmar, ils vont se pourvoir en cassation.

Les pharmaciens ont décidé de réagir après la décision de la Cour d'appel de Colmar. Univers Pharmacie, Direct Labo et l'UDGPO - qui regroupent 7.500 officines -, ont été déboutés fin mars en appel après avoir obtenu en première instance l'arrêt d'une campagne publicitaire du groupe de distribution Leclerc sur les médicaments déremboursés. Ils vont se pourvoir en cassation.

"La Cour d'Appel (de Colmar) a ni plus ni moins refusé d'apprécier le caractère trompeur de la publicité incriminée aux motifs que les médicaments ne sont pas en vente chez Leclerc", expliquent dans un communiqué "La Cour a motivé sa décision en invoquant l'absence de situation de concurrence entre les parties" alors que "les parapharmacies Leclerc sont en concurrence évidente et directe avec le secteur parapharmaceutique des officines", estiment encore les pharmaciens.

Fin janvier, les pharmaciens avaient obtenu en première instance l'arrêt de la campagne qui dénonçait un prix des médicaments déremboursés qui "peut varier du simple au triple" et l'absence de "vraie concurrence" sur ce marché. Le tribunal de grande instance de Colmar avait condamné le groupement d'achats des centres Leclerc (Galec) à payer plus de 100.000 euros aux trois groupements qui contestaient "une campagne déloyale dénigrant les pharmaciens sous le faux prétexte de défense de l'intérêt général du consommateur".

Leclerc avait fait appel. C'est ainsi que le 30 mars la Cour d'appel avait débouté les pharmaciens, jugeant qu'ils "ne sauraient sérieusement soutenir que l'on serait dans une situation de concurrence 'potentielle' alors que la vente des médicaments relève exclusivement des pharmacies en l'état de la législation". "On va repartir en campagne, en positionnant le débat à partir de la réalité des prix et des écarts de prix entre officines", avait ensuite déclaré le patron du groupe Michel Edouard Leclerc.

Le distributeur invoque un débat d'interêt public sur un coût trop élevé de la santé et veut que les médicaments non remboursés puissent aussi être vendus dans ses 130 parapharmacies sous le contrôle de pharmaciens diplômés.