"Le robot qui remplacera le chirurgien n’existe pas"

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Mardi après-midi sur Europe 1, "Il n'y en a pas deux comme elle" s'est intéressé à la médecine de demain et aux conséquences de l'arrivée du numérique.

Redéfinir les fonctions du médecin. Internet annonce-t-il la fin du médecin ? 80% des internautes ont déjà consulté Internet pour une recherche ayant trait à la santé. Claude Le Pen, économiste de la santé et invité de "Il n"y en a pas deux comme elle" mardi après-midi sur Europe 1, se veut rassurant à ce sujet : "Les gens recherchent des informations, qu'ils regardent, comprennent et décodent. Cela ne se substitue pas à la consultation mais l'enrichit", explique-t-il. "C'est positif si la technologie fait gagner du temps au niveau des tâches un peu routinières, pour permettre de faire de la relation humaine et de l'explication", se félicite quant à lui le docteur Gérald Kierzek, journaliste à Europe 1 et également invité de l'émission.

La robotique au service de l'homme. Si le site Internet ne se substitue pas au médecin, qu'en est-il de la robotique ? Certaines machines existent déjà en chirurgie. C'est le docteur Gérald Kierzek qui, cette fois-ci, réfute toutes substitutions entre la machine et l'homme. "Le robot qui remplacera le chirurgien n’existe pas et c’est probable qu’il n’existera jamais", confie-t-il. "Par contre, qu’on prépare l’intervention, qu'on puisse la simuler et que le geste du chirurgien soit sécurisé : cette réalité est pour demain (...) Mais il y aura toujours besoin du chirurgien et d’un opérateur pour contrôler la machine". 

Prévoir des cancers ? Avec les applications de santé sur smartphones et les données possiblement recueillies via réseaux sociaux, le patient 2.0 est une réalité. Pour Claude Le Pen, "le flicage" n'est pas à craindre et il faut voir l'existence et le recueil de données numériques sous un angle positif. "Avoir des indicateurs de santé des gens, cela peut permettre d’éviter des accidents et à un autre niveau, l’identification de votre génome peut permettre de repérer des séquences d’ADN avec des mutations génétiques qui sont des facteurs de risque pour développer certaines maladies, notamment certains cancers". En guise d'exemple, Claude Le Pen choisit un des cas les plus célèbres et spectaculaires, celui d'Angelina Jolie. "Elle était porteuse d’une mutation qui lui garantissait à 90% l'apparition d'un cancer. Elle a préféré une solution radicale (NDLR : l’ablation du sein). On est dans une médecine prédictive : elle ne l'aurait pas fait, elle aurait pratiquement eu son cancer".