Mélanome : le nombre de grains de beauté ne fait pas tout

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Mélanome : le nombre de grains de beauté ne fait pas tout
Image d'illustration@ AFP
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Les personnes qui n’ont pas beaucoup de grains de beauté sont plus susceptibles de développer une forme plus agressive du mélanome, rapporte jeudi une étude américaine.

Avoir le corps recouvert de grains de beauté fait peur : la crainte de développer un mélanome, le plus grave des cancers de la peau, est souvent grande. Cette idée très répandue est en passe d’être démontée par une étude révélée lors d’une conférence jeudi à l’Académie de dermatologie américaine. Selon cette étude, avoir beaucoup de grains de beauté sur son corps augmente certes le risque de développer un jour un mélanome. Mais, les personnes qui en ont peu sont eux plus susceptibles de développer une forme plus agressive de ce type de cancer.

La méthode. Les chercheurs ont fondé leur étude sur une base de données de 281 patients atteints du mélanome. 89 avaient plus de 50 grains de beauté tandis que 192 en avaient moins de 50. Il en résulte que la deuxième catégorie avait développé une forme bien plus grave du mélanome et avait aussi été diagnostiqué plus tardivement.

Une prévention plus facile pour ceux ayant beaucoup de grains de beauté. Selon l’auteur de cette étude, la directrice de la Clinique des lésions pigmentées du Centre médical Beth Israel Deaconess, Caroline Kim, les médecins font plus facilement de la prévention avec ceux qui ont beaucoup de grains de beauté. En conséquence, cette catégorie de population a plus de chance de passer des examens de la peau régulièrement et donc de détecter un mélanome plus tôt. Le facteur biologique n’est pas non plus à exclure.

"Eux aussi doivent être informés". "Si les patients qui ont moins de grains de beauté sont plus enclins à développer un mélanome agressif, alors il faut que l’on soit sûr qu’ils soient eux-aussi informés et examinés", suggère Caroline Kim.

Ces données ne sont qu’un premier pas avant une publication dans un journal scientifique. En outre, des études plus complètes doivent être faites avant de confirmer ces résultats.