Le diabète à la loupe

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Le diabète à la loupe
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Présenté comme l'épidémie silencieuse du XXIe siècle, le diabète poursuit inexorablement son ascension.

Plus de 3,7 millions de personnes sont atteintes de la maladie en France et 400 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque jour. Selon la Fédération Française des Diabétiques, le diabète de type 1 survient le plus souvent chez les jeunes, alors que le diabète de type 2  apparaît à partir de 40 ans et touche plus de 90% des diabétiques. 

Le caractère souvent indolore et silencieux des symptômes à ses débuts rend le dépistage particulièrement compliqué. 

En France, 700 000 personnes seraient touchées par la maladie sans le savoir.
À l'occasion de la Journée Mondiale du Diabète, retour sur les principales causes et pratiques à adopter pour mieux vivre avec cette pandémie moderne souvent associée à l'obésité et dont la composante psychosociale reste trop peu exploitée.

Le diabète : un mode de vie à reconsidérer 

Le diabète est une maladie chronique révélée par un excès du taux de sucre dans le sang appelée glycémie. Pour une raison encore inconnue le système immunitaire détruit en grande partie les cellules sécrétrices de l’insuline, hormone régulant la glycémie, c’est alors que le diabète apparaît. 

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune touchant 10% des diabétiques. 

À l’heure actuelle, c’est le diabète de type 2 qui est au centre des préoccupations. Il connaît une forte progression liée aux modifications du mode de vie dans nos sociétés : absence d’activité physique, sédentarité et alimentation riche en glucides (sucre) et en lipides (gras). Les femmes peuvent également développer un diabète pendant leur grossesse. On parle alors de diabète gestationnel. 

Le diabète de type 2, au même titre, que le diabète gestationnel est dû à une résistance à l'insuline. Sa gravité reste pourtant trop souvent méconnue par le public.

Les bonnes pratiques pour réduire son impact

Il existe aujourd’hui des traitements qui permettent de mieux appréhender la maladie.

Il est donc essentiel de la maîtriser le plus tôt possible pour limiter les risques de complication à long terme.

Le manque d’insuline ou insulinopénie, caractéristique du diabète de type 1, se traite par des injections d’insuline. 

Alors que l’insulino-résistance, caractéristique du diabète gestationnel et du diabète de type 2, se soigne avec un traitement médicamenteux personnalisé.

Dans tous les cas, l’auto-surveillance quotidienne de la glycémie est indispensable. Elle est constituée d’un stylo autopiqueur, de lancettes et d’un lecteur de glycémie. 

En outre il est recommandé d’adopter une hygiène de vie saine par la pratique d’un sport et l’adoption d’une alimentation équilibrée. 

Vivre avec le diabète – Comprendre les patients pour promouvoir l’auto-régulation

Bien contrôler sa glycémie, suivre un régime strict, faire du sport, vérifier ses yeux et ses reins…  si la liste est longue, ces principes de précaution permettent aux diabétiques d'être autonome et de prévoir l'avenir plus sereinement. 

Pour améliorer la qualité de vie des malades, les conseils et recommandations prodigués par les associations constituent une aide précieuse. 

Toutefois, malgré les progrès considérables de la recherche médicale, le diabète continue à représenter un poids important pour les patients et leurs proches. L’appréhension liée à cette maladie concernerait près d’un patient sur deux, tout âge confondu. La reconnaissance de l’aspect psychosocial du diabète est un élément clé si l’on veut adopter un accompagnement qui sort de la simple relation prescriptive.

L’application des mesures thérapeutiques reposant entièrement sur la volonté et la capacité des patients à les exécuter, il apparaît comme nécessaire de nouer une véritable relation de confiance et d’échanges avec les personnes touchées. 

En 2018, prévenir et mieux accompagner pour faire reculer le diabète reste un enjeu d’ordre mondial.