La circoncision sans douleur, une piste pour lutter contre le sida

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La circoncision sans douleur, une piste pour lutter contre le sida
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SANTÉ- L’Ouganda mise sur la circoncision non chirurgicale pour diminuer les contaminations. Chaque année, le pays comptabilise 800.000 décès dus au VIH.

Pas d’effusion de sang. L’Ouganda a décidé d’adopter la circoncision non chirurgicale dans son plan de lutte contre le sida. Ce nouveau type de circoncision s’effectue avec le Prepex. Inventé en 2009 par quatre médecins israéliens, le dispositif se constitue de deux anneaux et d’un élastique. Apposé sur le sexe de l’homme pendant une semaine, il coupe la circulation sanguine du prépuce et provoque sa nécrose. Il peut alors être retiré facilement.

Dans les pays en voie de développement où les infrastructures hospitalières et l’encadrement médical sont déficients, le Prepex a de quoi séduire. Il est peu coûteux, ne nécessite ni champ stérile ni intervention d’un médecin. Enfin, la pose prend moins d’une minute sans effusion de sang, donc sans risque d’infection. 

La circoncision pour prévenir le sida.  Différentes études menées en Ouganda, au Kenya et en Afrique du sud ont démontré que la circoncision diminue de 60% le risque de transmission du sida lors d’un rapport entre un homme sain et une femme porteuse du virus. C’est pour cette raison que l’OMS et Onusida recommandent depuis 2007 la circoncision comme moyen de prévention. 

Depuis 2010, l’Ouganda a lancé un large programme de circoncision qui a touché 13% de sa population masculine âgé de plus de 15 ans. L’utilisation du Prepex permettra, espère les autorités locales, de convaincre tous ceux qui craignent la douleur et l’aspect chirurgical de l’acte.

Un moyen, pas une solution. Une partie des hommes opérés ont cependant tendance à penser qu’ils peuvent avoir des relations sexuelles sans risques et qu’il devient inutile de se protéger. Selon certains médecins, la conséquence est donc inverse à celle attendue puisque la circoncision peut paradoxalement renforcer l’épidémie. Un bon dispositif d’information doit donc accompagner la circoncision. L’Ouganda applique en parallèle le programme ABC (« Abstinence, Fidélité, Préservatif » en français) qui selon la Banque Mondiale fait ses preuves, en particulier dans les classes d’âge les plus jeunes.

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