La carotte plus forte que le bâton

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La carotte plus forte que le bâton
@ Max PPP
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Une étude très sérieuse réalisée par l'Inserm confirme l'impact des récompenses dans le travail.

Et si la méthode de la carotte était finalement la bonne ? C'est ce que démontre une étude très sérieuse réalisée par les chercheurs de l'Iserm et publiée dans la revue scientifique Brain, mardi 23 août.

L'étude menée par Mathias Pessiglione, membre du Centre de recherches de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière, souligne que l'homme travaille mieux s'il est bien récompensé, en espèces sonnantes et trébuchantes.

Ce constat s'applique à la fois au monde de l'entreprise qu'à celui de l'école. En résumé, pour apprendre vite, pour travailler rapidement, rien de tel qu'une récompense.

Sur quelles données se base cette étude ? Des tests ont été effectués auprès d'une cinquantaine de volontaires. Ceux-ci consistaient à regarder un écran représentant cinq touches d'un clavier avec pour consigne d'appuyer le plus rapidement  possible sur trois touches de façon simultanée.

Selon les réponses, les participants touchaient entre 10 centimes et 10 euros. Une gratification dont ils étaient au courant une fois le test terminé.

Quel est le résultat ? Plus la gratification est élevée, plus les participants réalisent leur tâche avec succès. "Notre idée était de vérifier une intuition assez évidente mais jamais démontrée à ce jour, à savoir que des récompenses améliorent l'apprentissage chez l'homme", analyse Mathias Pessiglione interrogé par L'Express.fr.

On entend par récompense, toutes gratifications - que ce soit par de l'argent, des cadeaux ou des compliments. "On aurait pu proposer un autre type de récompense, comme un cadeau, applaudissement ou autre, mais l'argent est plus facile à quantifier", explique le chercheur.

Comment ça marche dans le cerveau ? Ce résultat est lié à une libération accrue de dopamine, un neurotransmetteur, dans le cerveau. La dopamine communique alors un message au cerveau : "si je fais plus d'efforts, j'aurais une plus grande récompense. La dopamine pousse donc à la performance, résume France Soir. Le chercheur Mathias Pessiglione en conclut : "Que l'on soit enseignant ou dirigeant, il ne faut donc jamais hésiter à envoyer des messages positifs - et pas seulement avant de commencer une tâche".