L'alcool, "drogue douce" des ados

  • A
  • A
L'alcool, "drogue douce" des ados
@ MAXPPP
Partagez sur :

Des professionnels de la santé ont lancé un cri d'alarme sur la consommation excessive d'alcool.

Pour les médecins spécialisés en addictologie, l'alcool est devenu comme une drogue douce. Alors que les vacances viennent de commencer, les praticiens tirent la sonnette d'alarme, dans un article du Parisien, paru dimanche.

Le "binge-drinking", fait de boire jusqu'à l'ivresse, est presque devenue une habitude chez les jeunes. "Les derniers chiffres des enquêtes disponibles montrent que 25% des jeunes de 17 ans ont des ivresses répétées soit au moins trois au cours de l'année, alors qu'ils n'étaient que 19% en 2003", explique le Dr Philippe Batel, chef du service d'addictologie à l'hôpital Beaujon de Clichy, dans les colonnes du quotidien. "Dans ma consultation d'addictologie à l'alcool, nous prenons en charge maintenant 5% de patients alcoolodépendants âgés de moins de 25 ans" poursuit-il.

Surtout le week-end

"À l'âge de 17 ans, la plupart des consommations d'alcool ont lieu le week-end, avec des amis. Les consommations solitaires ou en semaine s'avèrent plutôt rares", selon une étude de l'Institut national de la prévention et d'éducation à la santé (INPES). L'établissement public souligne également de nombreuses disparités régionales.

Selon l'établissement public, la consommation régulière d’alcool est plus répandue dans les régions du littoral atlantique et du centre que dans les autres régions. "Ainsi, alors que la moyenne nationale s’établit à 13 %, les Pays de Loire affichent le taux le plus élevé avec 20 %, suivis par les Charentes (17 %), le Limousin et l’Auvergne (16 %) et enfin la Bretagne, l’Aquitaine et Rhône-Alpes (15 %)" précise un communiqué.

Raison de cette dérive ? Les associations de lutte contre l'alcoolisme pointent du doigt Internet où les alcooliers sont autorisés à faire de la publicité. Une opération de séduction ciblerait même les jeunes, s'indignent les association dans le Parisien. Une analyse partagée par les professionnels de la santé.