Infarctus digestif : quels sont les symptômes ?

  • A
  • A
Partagez sur :

L'infarctus digestif est une affection rare, mais aussi extrêmement dure à détecter. Son taux de mortalité est très élevé.

L’infarctus digestif est rarissime, mais il faut savoir en reconnaître les symptômes. Le docteur Gérald Kierzek a fait le point sur cette affection considérée comme une urgence absolue, mardi dans la Matinale d'Europe 1.

Mêmes facteurs de risque.Comme l’infarctus du myocarde et l’AVC (accident vasculaire cérébral), l’infarctus digestif est l’obstruction de l’artère qui irrigue le système digestif par un caillot sanguin et qui freine son approvisionnement en sang et en oxygène. Elle peut provoquer la nécrose, c’est-à-dire la mort d’une partie du tube digestif. On parle également d'"ischémie mésentérique". Les facteurs de risques sont les mêmes que pour les autres types d’infarctus : le tabac, l’alcool, le cholestérol, etc. Les personnes âgées de plus de 70 ans sont les plus touchées.

Des symptômes comme des douleurs abdominales après un repas ou un effort, ainsi que des vomissements, peuvent se manifester. S’ils deviennent fréquents, il est temps de consulter un médecin. Plus le diagnostic arrive tôt, plus il y a de chances d’éviter des séquelles et une éventuelle ablation d’une partie du tube digestif des patients. Un scanner offrant un aperçu des vaisseaux peut permettre de détecter les éventuels caillots. Selon Gérald Kierzek, plus de 90% des infarctus digestifs sont mortels quand ils sont détectés trop tard.

Un centre spécialisé ouvert. L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris vient d’ouvrir une structure multidisciplinaire à l’hôpital Beaujon de Clichy, spécialisée dans "la prise en charge multidisciplinaire des infarctus digestifs et des maladies vasculaires intestinales". Son but est de détecter le plus tôt possible ce type d’affection, pour la traiter au mieux et éventuellement éviter l’ablation d’une partie du tube digestif.