Grippe A : tension entre l'Etat et les labos

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Grippe A : tension entre l'Etat et les labos
@ Reuters
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La France n’a pas réglé le problème de l’annulation de ses commandes avec les laboratoires.

Le ministère de la santé est toujours en négociation avec les groupes pharmaceutiques pour l'annulation de ses commandes de vaccins contre la grippe A. Le groupe pharmaceutique suisse Novartis, qui produit un des vaccins contre la grippe pandémique H1N1, a mis mardi en garde les gouvernements contre les annulations. Le PDG de Novartis Daniel Vasella a averti que "la prochaine fois qu'il y aurait une pandémie - et il y aura une pandémie - les gouvernements qui avaient été des partenaires fiables seraient traités de manière préférentielle".

« Ce qui a été livré doit être payé »

Et la France est concernée. Le ministère de la Santé a ainsi annoncé début janvier la résiliation de la commande de 50 millions de doses de vaccin (32 millions pour GSK, 11 pour Sanofi et 7 pour Novartis). "Nous avons des contrats légalement contraignants pour les deux côtés", a rappelé Daniel Vasella, qui s'est dit "inflexible" sur les commandes déjà honorées. "Ce qui a été livré doit être gardé et doit être payé", a-t-il insisté.

Alors qu'aucune information ne filtre sur l’état des discussions, Gérard Bapt, député socialiste et rapport du budget santé à la Commission des Finances, a confié à Europe 1 qu'il trouvait que ces négociations traînaient. Et il doit rencontrer, jeudi, le délégué interministériel à la santé, Didier Houssin, pour savoir où en sont ces négociations et comment l'Etat va pouvoir s'en sortir.