Grippe A : Sarkozy défend la campagne de vaccination

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Grippe A : Sarkozy défend la campagne de vaccination
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Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois justifié la campagne controversée de vaccination en présentant ses vœux au monde de la santé.

"J'ai vu que les commentateurs, comme certains responsables politiques, ont reproché au gouvernement la gestion de la grippe. Moi, je pense que le gouvernement a tenu le cap et fait ce qu'il fallait faire pour protéger la population (...) mon devoir de chef de l'Etat, c'est de protéger les Français", a déclaré mardi Nicolas Sarkozy lors de ses vœux au monde de la santé. Le président de la République a insisté : "le gouvernement n'en a pas trop fait".

Le chef de l’Etat a indiqué que la conférence sur les déficits publics prévue "fin janvier" devra "évoquer la méthode" nécessaire pour "rééquilibrer les comptes de l'assurance maladie". S’il veut "sauvegarder le système de protection sociale pour les générations futures", il refuse de financer les dépenses de santé par la dette. Ecoutez-le :

Nicolas Sarkozy a annoncé avoir lancé une mission pour établir un "état des lieux" de la médecine. Je souhaite confier une mission d'état des lieux et de propositions à une personnalité reconnue, le docteur Michel Legmann, président du conseil national de l'ordre des médecins. "Il faut inventer un nouveau modèle de soins de premiers recours qui fasse toute sa place à la médecine libérale, un modèle attractif", a jugé le chef de l'Etat.

Parmi les "orientations" suggérées au Dr Legmann, Nicolas Sarkozy a notamment estimé qu'il fallait "simplifier la vie du praticien", "favoriser l'effort de formation des médecins", autoriser "la possibilité d'exercer dans des maisons de santé, des centres de soins ambulatoires" et "faciliter la mobilité des médecins".

Ce rapport tombe alors que les hôpitaux sont à un tournant de leur histoire : 1.800 postes ont été supprimés en 2009, après 100.000 créations les dix années précédentes.

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