Fin de la publicité pour les médicaments anti-rhumes : "Quand on a certaines pathologies, on ne doit pas prendre ces produits-là"

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À la suite d'une étude sur les dangers potentiels des médicaments contenant de la pseudoéphédrine, comme les anti-rhumes, la publicité pour ces produits est interdite depuis un mois.

Les publicités pour les médicaments anti-rhume de type Actifed Rhume, Dolirhume ou encore Humex Rhume sont interdites depuis décembre dernier. Une décision prise en toute discrétion par l'ANSM (l'Agence de sécurité du médicament), après une étude mettant en lumière la dangerosité, dans certains cas rares, de ces traitements à base de pseudoéphédrine.

Des effets secondaires "rares mais graves". Plus aucune publicité n'est passée à la télévision pour vanter les mérites de ces remèdes et les pharmaciens ont même dû enlever les panneaux publicitaires de leurs vitrines ou sur leurs comptoirs. L'objectif de cette interdiction est que ces médicaments soient moins accessibles, et réservés aux patients à qui le pharmacien les conseille, ponctuellement, car ils ont des effets secondaires "rares mais graves".

"Quand on a certaines pathologies cardiaques, occulaires - comme le glaucome -, des problèmes de rétention urinaire, je ne cite que les choses classiques, on ne doit pas prendre ces produits-là", détaille Philippe Gaertner, pharmacien à Boofzheim (Bas-Rhin), au micro d'Europe 1. "Sur des gens qui ont déjà fait des accidents vasculaires cérébraux, on risque de réitérer car ces produits agissent sur tous les vaisseaux et pas seulement ceux du nez. Il faut donc les contre-indiquer dans ces cas-là."

Ne pas poursuivre le traitement au-delà de quatre ou cinq jours. Et même pour les patients en bonne santé, il faut prendre ces médicaments anti-rhume avec beaucoup de précautions. Par exemple, il ne faut pas poursuivre le traitement au-delà de quatre ou cinq jours.