Etats-Unis : plus de 50% des adultes diabétiques ou prédiabétiques

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Etats-Unis : plus de 50% des adultes diabétiques ou prédiabétiques
@ SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Cependant, depuis 2008, les chercheurs ont relevé un plafonnement dans les chiffres du diabète adulte, lié à l'obésité. 

Près de 40% des Américains adultes sont prédiabétiques tandis que plus de 14% souffrent de diabète, selon une étude publiée mardi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Toutefois, ces statistiques, qui portent sur 26.415 personnes pour la période 2011-2012, suggèrent un plafonnement de la prévalence du diabète adulte, qui est lié à l'obésité, depuis 2007-2008, relèvent les auteurs. 

Toutes les catégories concernées. Parmi les plus de 18 ans aux Etats-Unis, le taux de diabétiques était de 14,3% en 2011-2012, dont 36,4% ignoraient être atteints de cette maladie. Les prédiabétiques, dont le taux de glucose sanguin est plus élevé que la normale et courent donc un risque accru de diabète, représentaient eux 38% de la population adulte durant cette même période. Le taux de diabétiques est passé de 9,8% sur la période 1988-1994 à 10,8% en 2001-2002, continuant de grimper pour atteindre 14,3% en 2011-2012. Des augmentations importantes ont été constatées dans tous les groupes d'âges, les deux sexes, chacun des groupes ethniques, ainsi que les différents niveaux de formation.

Plafonnement de l'obésité. Malgré un accroissement de la fréquence du diabète entre les périodes 1988-1994 et 2011-2012, il y a eu peu de changement depuis 2007-2008, constatent les chercheurs. "Ce plafonnement correspond aux grandes tendances de l'évolution de l'obésité aux Etats-Unis qui montrent un tassement autour de la même période", écrivent les auteurs de cette recherche.

"Des changements culturels à l'égard de l'obésité". Le diabète est une cause majeure d'autres pathologies et de mortalité aux Etats-Unis et son coût était estimé à 245 milliards de dollars en 2012. Dans un éditorial accompagnant cette recherche, les Drs William Herman et Amy Rothberg de l'université du Michigan estiment que ces chiffres "donnent une lueur d'espoir". "Les changements culturels à l'égard de l'obésité, le fait que l'American Medical Association l'ait reconnue comme étant une maladie et les efforts grandissants des politiques publiques, commencent à répondre à certaines des causes qui ont contribué à cette épidémie d'obésité", ajoutent-ils.