Essai clinique : un premier rapport sur le drame de Rennes présenté jeudi

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Essai clinique : un premier rapport sur le drame de Rennes présenté jeudi
@ DAMIEN MEYER / AFP
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On en saura plus, jeudi, sur les conditions de réalisation de l'essai thérapeutique de Rennes qui a causé la mort d'un patient volontaire sain.

Un premier rapport de la police sanitaire, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), sur l'accident à ce jour inexpliqué qui a fait un mort lors d'essais cliniques à Rennes, doit être présenté jeudi par la ministre de la Santé.

Des détails supplémentaires sur le processus. Ce "rapport d'étape" porte sur "l'organisation, les moyens et les conditions de réalisation" de cet essai avec une molécule du laboratoire portugais Bial, qui a tourné au drame à Rennes à la mi-janvier, selon le ministère. L'essai clinique était réalisé par le laboratoire rennais Biotrial sur des volontaires sains. L'accident a coûté la vie à un homme de 49 ans. Cinq autres personnes avaient été hospitalisées, dont quatre avec des troubles neurologiques de gravités différentes et une par précaution.

Un accident inédit. "Nous n'avons jamais connu en France d'accident de ce type", avait souligné la ministre en annonçant la semaine dernière le remise de ce "prérapport". "A partir de là, nous regarderons si nous disposons d'éléments nous permettant de comprendre ce qui s'est passé", avait-elle ajouté. La ministre a également rappelé que les essais cliniques dits de phase 1, comme celui de Rennes, "sont ceux qui sont au tout début du parcours du test du médicament" et que "des précautions et des règles internationales encadrent ces essais".

Y a-t-il eu une faute ? "Pour l'instant, nous n'avons pas identifié de faute. Nous n'avons observé aucun comportement qui ait pu être la cause de ce qui s'est produit", avait assuré pour sa part vendredi dernier le directeur général de Biotrial, François Peaucelle. Tous les volontaires hospitalisés sont rentrés chez eux, avait-il précisé, jugeant qu'il était "trop tôt pour parler de séquelles".

La ministre de la Santé avait été informée le jeudi 14 janvier de l'aggravation de l'état de l'homme depuis décédé. Une enquête judiciaire, ainsi que les enquêtes sanitaires, sont toujours en cours. Peu après cet accident, la firme pharmaceutique Janssen (filiale de Johnson & Johnson) avait suspendu un essai en cours avec un médicament expérimental de la même famille.