Enseignement moral et laïc : les syndicats déçus

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Enseignement moral et laïc : les syndicats déçus
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L'enseignement moral et laïc, qui remplacera l'éducation civique à la rentrée 2015, ne plaît pas aux enseignants.

Annoncé par l'ancien ministre de l'Education Vincent Peillon, réaffirmé avec force par François Hollande après les attentats de Charlie Hebdo, un enseignement moral et laïc entrera en vigueur à la rentrée. Mais ce nouveau programme, qui doit remplacer les cours d'éducation civique, déçoit les syndicats d'enseignants.

Pour eux, cette nouvelle matière, destinée à inculquer aux élèves les valeurs de la République, s'annonce beaucoup trop théorique. "La citoyenneté, ça ne s'enseigne pas comme le théorème de Pythagore", déplore un enseignant, interrogé par Europe 1.

Sortir des murs de l'école. Au lieu d'"assommer" les élèves avec des concepts et des dates, les syndicats préconisent de "donner envie" aux collégiens ou lycéens de devenir citoyens. Les élèves pourraient, par exemple, créer un conseil municipal des jeunes ou encore s'engager dans des associations. A charge ensuite pour les profs d'évaluer ces expériences citoyennes vécues hors de l'école.

Faire intervenir d'autres professionnels. Comme pour l'Education civique aujourd'hui, ce sont les profs d'histoire-géo qui enseigneront cette nouvelle matière. Pour les syndicats d'enseignants, la morale civique et laïque devrait justement être l'occasion de faire intervenir d'autres professionnels du collège ou lycée, du CPE (conseiller principal d'éducation utile à préciser ?)  à l'assistante sociale en passant par l'infirmière scolaire.

Programme maintenu. Du côté de la rue de Grenelle, on assure avoir entendu les critiques des enseignants et y travailler. Reste que ce programme sera appliqué, comme prévu, dès la rentrée 2015.

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