E-cigarette : les ventes de patchs en chute libre

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E-cigarette : les ventes de patchs en chute libre
La cigarette électronique est en train d'effacer des tablettes une bonne partie des substituts nicotiniques classiques.
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En un an, les ventes des substituts nicotiniques à se coller sur la peau ont chuté de moitié.

L’INFO. La principale revendication des fumeurs qui veulent arrêter la cigarette est de le faire en douceur. Jusque là, pour réaliser un sevrage réussi, les substituts nicotiniques, les patchs en tête,  tenaient le haut du pavé. Ils sont progressivement détrônés par la cigarette électronique. En un an, le marché des substituts est passé sous la barre des 100 millions d’euros, selon les chiffres d'affaire des laboratoires pharmaceutiques, quand celui de la vapoteuse est passé au dessus.

Le plaisir avant tout. Sur l’année, les ventes des patchs plongent ainsi de 47%. Même chose pour les comprimés, comme le Champix, qui chutent de 44%. Seul produit “classique” à résister à l'ascension fulgurante des cigarettes électroniques : les chewing-gums, du style Nicorette, arrivent à tirer leur épingle du jeu.

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Et si ce sont les seuls à résister, c’est notamment parce que des efforts ont été fait afin d’en améliorer la qualité. “Le principal sujet pour les personnes qui veulent arrêter de fumer, c’est le fait d’arrêter en douceur et sans souffrir, précise la tabacologue Marion Adler au micro d'Europe 1. Les gommes à mâcher sont intéressantes car ils ont amélioré la texture et le goût”.

La e-cigarette, pas un substitut. Derrière ces différentes méthodes de sevrage, il y a aussi beaucoup d'argent en jeu. Les laboratoires ont essayé de riposter en lançant par exemple un spray à la nicotine il y a quelques mois, en vain.

Pourtant il faut rappeler que les deux catégories de produits ne sont pas vraiment à classer ensemble. S’il est pour l’instant acquis qu’il vaut mieux vapoter que fumer, les spécialistes sont d’accord pour dire que la cigarette électronique n’est pas un moyen efficace pour arrêter de fumer. Une première étude, publiée dans la revue scientifique médicale britannique The Lancet, montre néanmoins que la cigarette électronique aiderait pour un sevrage sur une période de six mois.

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Des dangers méconnus. Et si on peut pour l’instant dire que le fait de vapoter est à priori moins dangereux que le tabac (responsable de la mort de 73.000 personnes chaque année en France), on ne connaît pas les dangers à long terme de ces produits. Le propylène glycol et la glycérine, notamment, qui sont utilisés pour créer la vapeur des cigarettes pourraient être dangereux pour la santé.

La quantité non-négligeable de nicotine que les vapoteuses rejettent est aussi un argument pour justifier l’existence d’un “vapotage passif” potentiellement dangereux. L’Office fédéral de la santé publique suisse (OFSP) a par exemple conseillé de ne pas vapoter en présence des enfants.

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