Dons d’organes : comment faire savoir qu’on y est opposé ?

  • A
  • A
Dons d’organes : comment faire savoir qu’on y est opposé ?
@ JIJI PRESS/Archives / AFP
Partagez sur :

Quelque 35% des proches s'opposent au prélèvement d'organes, et souvent simplement car ils n'ont aucune idée de la volonté du défunt.

Parmi les changements annoncés au 1er janvier, il y en a un qui nous concerne tous, c'est à propos du don d'organes. La loi vient d'être modifiée et cela va donc entrer en vigueur début 2017. Quand on dit que cela nous concerne tous, est-ce que cela veut dire que nous allons tous  devenir des donneurs potentiels ?

Le moyen principal est le registre national du refus. Oui, à moins d'avoir exprimé son refus. Et justement, désormais, la loi précise aussi comment signaler officiellement qu'on est contre le prélèvement de ses organes. Concrètement, le moyen principal est le registre national du refus : jusqu'à présent, pour s'inscrire, il fallait envoyer un courrier par la poste. Et encore, peu de personne connaissait  son existence. Et bien à partir de janvier, on pourra le faire directement sur un site internet sécurisé. 

Plus de 21.000 patients en attente d'une greffe en France en 2015. Il faut savoir que cette inscription est révocable à tout moment, et qu'on peut aussi s'opposer uniquement au don pour certains organes. Enfin, on peut aussi faire connaitre cette opposition grâce à deux autres moyens, précise le Pr Bastien de l'Agence de la biomédecine : "les autres transcriptions du refus peuvent être soit un témoignage écrit, avec la façon de la reconnaitre (son adresse, son nom et sa date de naissance), soit un témoignage oral mais qui va demander une retranscription et une signature par le proche qui portera ce témoignage".

Au final, que l'on soit pour ou contre, le principal, c'est de prendre position. Actuellement il y a environ 35% des proches qui s'opposent au prélèvement d'organes, et souvent simplement car ils n'ont aucune idée de la volonté du défunt. Et pourtant les besoins d'organes et de tissus sont toujours aussi importants : plus de 21.000 patients étaient encore en attente d'une greffe en France en 2015.