Des étudiants dentistes manifestent contre les nouveaux tarifs de soin

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Des étudiants dentistes manifestent contre les nouveaux tarifs de soin
Certains étudiants dentistes sont en grève depuis le 13 janvier. Ils réclament entre autres des hausses tarifaires.@ AFP
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Des étudiants dentistes ont manifesté mardi matin à Paris. Ils souhaitent des revalorisations tarifaires et interpellent les candidats à la présidentielle.

"Dentistes de demain, pas des années 1980". Au moins une cinquantaine d'étudiants dentistes se sont rassemblés mardi matin pour demander des revalorisations tarifaires devant le palais Brongniart à Paris où cinq postulants à l'Élysée doivent présenter leur projet pour la santé dans la journée.

Les dentistes veulent interpeller les candidats à la présidentielle. "Marisol, t'es foutue, les dentistes sont dans la rue", scandaient également les manifestants, en blouses blanches pour certains, derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire "Marisolde vos dents" et brandissant des pancartes avec divers slogans comme "La République des sans-dents".

Selon Célia De Gaetano, étudiante de 23 ans en 5e année, cette manifestation vise à la fois à "interpeller" le gouvernement mais aussi "les candidats à la présidentielle", le jour où François Fillon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Yannick Jadot et Nicolas Dupont-Aignan étaient conviés à un grand rendez-vous sur la Santé organisé par la Mutualité française.

Les étudiants dentistes des CHU en grève depuis le 13 janvier. Les étudiants, qui assurent une grande partie des soins dans les CHU, sont en grève depuis le 13 janvier. Ils protestent contre un avenant à la convention qui doit revaloriser un certain nombre d'actes de base (détartrage, caries), en contrepartie d'un plafonnement des actes liés aux prothèses (couronnes, etc.), plus rémunérateurs pour les professionnels, visant à diminuer les renoncements aux soins pour raison financière.

Les négociations entre les trois syndicats de dentistes (FSDL, CNSD et l'Union dentaire) et l'Assurance maladie ont échoué le 26 janvier après quatre mois de discussions. Un arbitre doit désormais remettre de nouvelles propositions, s'annonçant moins avantageuses, à la ministre de la Santé.

"Il faut que la politique de santé change en France". Il faut que les candidats "comprennent qu'il y a une mauvaise prise en charge de tout ce qui est soins préventifs et qu'il faut que la politique de santé change en France", a ajouté Célia De Gaetano, pour qui "on est en train de prendre du retard par rapport aux autres pays européens".