Cœur artificiel Carmat : le second patient "va très bien"

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Cœur artificiel Carmat : le second patient "va très bien"
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Trois mois après sa lourde opération au CHU de Nantes, le président du conseil d'administration de Carmat a donné des nouvelles du patient sur Europe1.

Il y a tout juste trois mois, le deuxième patient sur lequel a été implanté le coeur artificiel Carmat était opéré au CHU de Nantes. Alors que son identité n'est toujours pas connue, on en a appris un peu plus mercredi matin sur son état de santé.

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Une vie quasi normale… à l'hôpital. D'après Jean-Claude Cadudal, président du conseil d'administration de Carmat, le patient "va très bien pour le moment". "Il se déplace normalement, il se nourrit, il se promène dans les couloirs. C'est une personne qui a fait des tests physique pour voir comment il réagissait à la prothèse", a raconté Jean-Claude Cadudal en ajoutant : "c'est encore une vie à l'hôpital, mais quasi normale".

Des projets. "C'est arrivé qu'il fasse un petit tour à l'hôpital pour prendre l'air. Je crois pouvoir dire qu'il reprend goût à la vie puisqu'il parle de projets qu'il avait en tête", a t-il encore détaillé.

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Pas de pronostics. Le patient "se sent beaucoup mieux qu'il n'était avant d'entrer à l'hôpital", selon président du conseil d'administration de Carmat. De bon augure pour la suite ? "Les analyses sont bonnes, tout va bien… mais je ne peux pas faire de pronostics pour la suite car le risque zéro n'existe pas", a dit avec prudence le président du conseil d'administration de Carmat. 

Un premier décès encore dans toutes les têtes. Le premier patient à bénéficier de la greffe d'un coeur Carmat, Claude Dany, 76 ans, était mort 75 jours après la pose de la bioprothèse. Une défaillance technique de l'appareil était à l’origine du décès. La société Carmat avait alors fait valoir qu’"avec 74 jours de survie", le critère de succès pouvait être retenu car l’objectif initial était de 30 jours. Le comité de protection des personnes, le comité de sécurité ainsi que les autorités réglementaires n'avaient d'ailleurs pas tardé à émettre un avis favorable à la reprise du recrutement de patients suivants.

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