Chikungunya : deux cas "autochtones"

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Chikungunya : deux cas "autochtones"
@ REUTERS
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Deux fillettes ont été contaminées dans le Var. Une campagne de démoustication a été lancée.

En l’espace d’un week-end, deux cas "autochtones" de chikungunya ont été confirmés en France métropolitaine. Le terme "autochtone" signifie que le virus a touché des patients qui n’avaient pas voyagé dans une région du monde où la maladie est présente.

Les deux malades sont des fillettes de 12 ans, habitant Fréjus, dans le Var. Amies, elles ont "des activités communes", a précisé la préfecture. "Les deux fillettes sont à leur domicile et leur état n'inspire pas d'inquiétude", ont ajouté les autorités.

Une troisième fillette, âgée elle de sept ans, pourrait être à l'origine de ce foyer de chikungunya, selon la préfecture du Var. Elle aurait ramené le virus d'Asie à la fin août.

Déjà des cas importés

Au total, trois cas dits "importés" de chikungunya avaient déjà été signalés dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

Les autorités disent suivre "avec une extrême attention" l'évolution de la situation dans cette région, où le moustique tigre, vecteur de la maladie, est présent. Il a été demandé aux professionnels de santé de faire preuve d'une vigilance accrue pour détecter d'éventuels autres cas.

Le moustique tigre ne passera pas l'hiver

Des opérations de démoustication ciblées ont également été menées autour de Fréjus pour éviter la propagation des virus dans le Var et les Alpes-Maritimes.

Mais, d’ici un mois, avec l’arrivée des températures plus froides de l’hiver, le moustique tigre devrait disparaître de lui-même. "On n'est absolument pas dans une situation d'épidémie. Et on est très loin d'un mouvement de panique", a tenu à redire la préfecture.