Cancer de la prostate : où en est-on du dépistage ?

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C'est le cancer le plus fréquent chez l'homme avec 58.000 nouveaux cas chaque année et 8.000 décès. Une étude publiée par l'Agence Santé publique France publiée mardi montre qu'il faudrait davantage dépister les hommes plus jeunes, entre 40 et 50 ans.

Depuis quelques années, une simple prise de sang permet d'indiquer la présence potentielle d'un cancer de la prostate, le cancer le plus fréquent chez l'homme. Une étude publiée mardi par l'Agence de Santé publique France, établie à partir des données de l'Assurance maladie, montre que ceux qui se font régulièrement dépister, les hommes les plus âgés, ne sont pas forcément ceux qui devraient le faire. Car avec 58.000 nouveaux cas chaque année et près de 8.000 décès, un dépistage dès 40 ans peut s'avérer utile.

Un dépistage qui doit se faire avant 75 ans. L'étude démontre que 90% des hommes entre 65 et 79 ans se font régulièrement dépister pour le cancer de la prostate. Après 85 ans, ils sont encore 30% à le faire. Selon les spécialistes, ce dépistage est utile avant 75 ans mais une fois dépassé cet âge, il n'a plus aucun intérêt. Car le cancer de la prostate est une maladie qui avance très lentement, et le risque qu'un vieil homme meure d'un cancer de la prostate est assez faible.

Se faire dépister entre 40 et 50 ans. En revanche, l'intérêt de se faire dépister est réel chez les plus jeunes, entre 40 et 50 ans. D'abord parce que cela permet de détecter des tumeurs souvent plus agressives à cet âge-là ou alors de se rassurer, explique François Desgranchamps, urologue à l'hôpital Saint Louis à Paris. "Il y a moins de un homme sur deux de moins de 40 ans qui a un dosage de PSA [permettant d'indiquer la trace de tumeur, ndlr] alors que ce dosage de PSA juste avant 50 ans est très intéressant", explique-t-il sur Europe 1. "La normale du PSA est de 4. Mais si avant 50 ans, on a un dosage de PSA en dessous de 1, il n'y a aucun risque de cancer pour le restant de ses jours".

Et quand bien même on détecte un cancer, pas de panique. Car on sait qu'actuellement, il existe deux types de cancers de la prostate, les agressifs et ceux qui se développent très lentement. Pour une partie d'entre eux, pas besoin de traitement, il suffit simplement de les surveiller.