AVC : prendre votre pouls peut vous sauver la vie !

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La fibrillation atriale ou auriculaire, dont l'une des conséquences est l'AVC, peut se détecter simplement, en mesurant régulièrement son pouls.

Plusieurs associations et professionnels de la santé invitent les Français à prendre leur pouls car, chaque année, ils sont quelque 60.000 à mourir des suites d’un AVC. L’essoufflement, la fatigue, les palpitations sont autant de signes avant-coureurs d’un accident vasculaire. Plus précisément, ils sont le symptôme d’une fibrillation atriale ou auriculaire, c’est-à-dire un trouble du rythme cardiaque. Une personne qui souffre de cette pathologie a cinq fois plus de risques d’avoir un AVC qu’une autre.

Constatant que ces symptômes n’étaient pas connus du grand public, la fondation France AVC, la Fondation Cœur et Artères et les laboratoires Bayer ont lancé une campagne à travers laquelle ils invitent les Français à prendre régulièrement leur pouls pour détecter d’éventuelles anomalies.

Comment prendre son pouls ? "Vous prenez l’index et le majeur, et vous les appliquez sur votre poignet ou votre cou pour percevoir les battements de vos artères. Les chronométrer sur une minute permet de voir s’ils sont réguliers ou irréguliers, accélérés ou ralentis", explique au micro du Grand Direct de la Santé Anne Léger, neurologue à la Pitié Salpêtrière.

Une fois par mois. La moyenne se situe entre 60 et 80 bpm, "mais c’est surtout l’aspect irrégulier des battements qui doit alerter", relève la spécialiste. Elle précise : "Ce n’est pas un signe d’AVC […] mais le fait de prendre son pouls permet de détecter une maladie qui peut se compliquer d’AVC". "C’est une habitude à prendre, le faire une fois par mois, c’est déjà un progrès énorme." La fibrillation touche plus particulièrement les personnes âgées, elle se soigne notamment par la prise d’anticoagulants qui empêchent la formation d’un caillot qui pourrait venir boucher une artère au niveau du cœur ou du cerveau.