Arthrose : cette thérapie qui pourrait enfin soulager les patients

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Des médecins européens testent actuellement des injections de cellules souches sur des patients atteints d'arthrose du genou. Un sérieux espoir pour les quelque 10 millions de Français concernés par la maladie.

Aujourd'hui quand on souffre d'arthrose, la situation est la suivante : en dehors des traitements contre la douleur, aucun remède ne permet de lutter efficacement contre cette maladie, qui touche environ 10 millions de patients en France, dont 65% des plus de 65 ans. Mais la recherche progresse, et une nouvelle piste prometteuse est sur le point d'aboutir. L'objectif n'est pas forcément de guérir l'arthrose, mais au moins de stopper son évolution. Des médecins européens testent ainsi des injections de cellules souches sur des patients atteints d'arthrose du genou.

Des injections de cellules souches dans le genou. "On prend du gras au niveau de l'abdomen. Ce gras est très riche en cellules souches, et celles-ci sont ensuite capables de se différencier en cellules osseuses ou en cellules du cartilage", détaille sur Europe 1 Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie à l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Ces cellules souches sont alors injectées dans le genou des patients : "ce qu'on attend de ce traitement, c'est qu'elles se mettent à produire des molécules anti-inflammatoires et anti-dégradatives, pour empêcher la dégradation du cartilage. C'est un peu comme si on avait une usine à médicaments à l'intérieur de soi-même", poursuit le médecin.

D'autres voies de recherche existent, "que ce soit dans le domaine des nanotechnologies, dans celui de nouvelles thérapies ciblées pour des rhumatismes inflammatoires, pour le lupus...", énumère encore le professeur Berenbaum, qui se réjouit déjà : "Vraiment, on peut dire qu'investir dans la recherche, ça paye !"

Fin de l'étude dans un an. Les premiers résultats sont en tout cas très encourageants. Les injections sont bien tolérées par les patients, qui verraient ainsi leurs souffrances soulagées. L'étude doit néanmoins se poursuivre jusqu'à fin 2019. Si elle est vraiment concluante, un traitement pourrait être disponible d'ici cinq ans.