Anesthésie générale : chez les enfants, un impact sur le QI

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Anesthésie générale : chez les enfants, un impact sur le QI
@ AFP
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Les anesthésies générales effectuées sur de jeunes enfants pourraient endommager leurs cerveaux, selon une étude publiée dans la revue Pediatrics.

Mieux vaut éviter les anesthésies générales chez les enfants en bas âge.  Une étude publiée dans la revue américaine Pediatrics révèle en effet que cette pratique médicale peut avoir des effets néfastes sur le cerveau des enfants. Selon ces chercheurs américains, la densité de la matière grise située dans certaines régions postérieures du cerveau se réduirait sous l’effet de l’anesthésie générale, entraînant une baisse du quotient intellectuel (QI) et affectant les capacités d’apprentissage.

 

>> Une étude française est aussi en cours, souligne le docteur Kierzek :

 



Anesthésie générale, le cerveau des enfants...par Europe1fr

 

Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont fait passer une IRM à 106 participants âgés de 5 à 18 ans. La moitié d’entre eux avait été opérée avant 4 ans sous anesthésie générale, alors que l’autre moitié n’avait jamais subi d’interventions chirurgicales. En analysant les résultats, les auteurs de l'étude ont constaté une baisse du QI de l'ordre de 5 à 6 points chez les enfants ayant subi une anesthésie générale avant l'âge de 4 ans.

Quelles sont les alternatives ? Faut-il pour autant abandonner les anesthésies générales chez les plus jeunes ? Interrogé par le Figaro, Andreas Loepke, responsable de l'étude et anesthésiste à l'hôpital pour enfants de Cincinnati aux Etats-Unis, explique que cette étude doit permettre d'évaluer plus précisément à l'avenir  le risque/bénéfice de ce type d'intervention.

Le chercheur encourage aussi le développement d'autres techniques. "Nous pourrions certainement envisager d'autres méthodes, y compris l'hypnose, pour les procédures les plus indolores, explique au quotidien le Pr Andreas Loepke. Cependant, je ne pense pas que la grande majorité des procédures se prêtent à ces techniques. Pour les interventions complexes, l'approche la plus sage serait de doser au plus juste la quantité de produit et de privilégier les anesthésies locales", conclut-il.