Aide à la complémentaire santé : ce qui va changer le 1er juillet

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Aide à la complémentaire santé : ce qui va changer le 1er juillet
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INFO E1 - Le nouveau dispositif, qui entre en vigueur mercredi, permettra aux plus modestes de choisir entre différentes mutuelles.

INFO EUROPE 1

A compter de mercredi, la réforme de l'aide à la complémentaire Santé entre en vigueur. Mal connue, cette aide qu'on appelle aussi l'ACS s'adresse aux personnes disposant de revenus modestes -"entre 720 euros et 970 euros" par mois pour une personne seule-, mais trop élevés pour obtenir la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C).

1,2 millions de personnes en bénéficient déjà en France. Près de trois millions de patients supplémentaires y ont droit mais ignorent l'existence d'un tel dispositif. La Ministre des Affaires Sociales Marisol Touraine va donc annoncer lundi de nouvelles mesures afin de faciliter, faire connaître et encourager l'accès à l'ACS.

L'ACS, c'est quoi ? Derrière cette aide à la complémentaire santé, on trouve un "chèque santé" qui permet à ses bénéficiaires de financer une partie de leur cotisation annuelle pour une complémentaire. Le montant de ce chèque dépend de l'âge du bénéficiaire : cela va de 100 euros par an pour les moins de 16 ans, jusqu'à 550 euros pour les plus de 60 ans.

>> Europe 1 vous explique ce qui va changer dès mercredi

Mieux informer. Pour mieux faire connaître le dispositif, un site internet www.info-acs.fr a été lancé lundi matin. Un numéro de téléphone sera également disponible au 0811 365 364. L'assurance maladie étant aussi chargée d'informer par courrier les potentiels bénéficiaires.

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Des tarifs plus abordables. Jusqu'à présent, une fois leur "chèque santé" en main, les patients étaient perdus dans la jungle des centaines d'offres des mutuelles ou assurances, pas toujours adaptées à leurs besoins de santé réels. A compter de mercredi, le nombre de complémentaires réservées à l'ACS sera limité à dix contrats. "Les personnes concernées pourront bénéficier de prix plus avantageux que dans le passé avec un gain de pouvoir d'achat significatif", assure à Europe 1 Marisol Touraine. "Avec des baisses de prix "pouvant aller jusqu'à 45%", cela peut représenter "une économie de 300 euros pour une personne seule", souligne la ministre de la Santé, interrogée par le Parisien. Par ailleurs, sur le site internet www.info-acs.fr, les bénéficiaires pourront comparer les offres à disposition en fonction de leurs besoins médicaux.

Plus d'avance de frais. Les bénéficiaires de ces nouveaux contrats ACS seront aussi les premiers patients à avoir accès au tiers payant chez le médecin. Ils n'auront donc plus à avancer les frais de la consultation.